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Soutien aux personnels des urgences en grève

Posté par snmh-fo le 3 mai 2019

Le gouvernement se targue de soutenir les agents de la Pitié-Salpétrière quitte à user de mensonges d’Etat suite à la manifestation du 1er mai à Paris, émaillée de répressions, de violences policières inouïes, dont les organisations syndicales et tous les manifestants sans distinction ont été les cibles.

 

Ce même gouvernement est moins prompt à satisfaire les demandes du personnel hospitalier.

 

Il y a plusieurs semaines, les urgences de l’AP-HP se sont mises en grève spontanément. Les agents réclament les moyens d’accueillir les patients dans des conditions décentes. Ils réclament une prime de 300 euros mensuels, ils réclament que le manque de 700 agents sur les urgences de l’AP-HP soit comblé.

 

L’AP-HP, Strasbourg, Nantes, Lyon, Mulhouse, Aix, Valence, Mantes la Jolie, Tours… La grève des personnels des urgences s’étend. Les revendications sont partout les mêmes : du personnel pour accueillir les malades, des lits d’hospitalisation, un traitement décent des agents tant en respect qu’en rémunération.

 

Aucun médecin ne peut rester indifférent aux conditions d’accueil actuelles et de prise en charge des patients, ni aux conditions de travail du personnel et des médecins de ces services.

 

Une crise profonde, majeure, est installée au fil des gouvernements successifs. Les urgentistes le disent, tous les médecins le savent : ça ne va pas s’arranger, ça ne va pas passer. Aujourd’hui le système s’effondre.

 

Il y a une volonté délibérée de nous empêcher de travailler.

 

Dans ce contexte, les agents des urgences protestent. Ils ne sont pas les seuls.

 

Nous appelons tous les collègues à soutenir les personnels en grève, à se réunir avec eux à chaque fois qu’ils le peuvent pour établir les revendications et décider collectivement des moyens de les obtenir.

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Contact :

Olivier Varnet

snmh.fo@fosps.com

 

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Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Posté par snmh-fo le 8 mars 2019

Paris, vendredi 8 mars 2019

 

Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Actuellement, la situation des hôpitaux est critique. Les points de ruptures ont déjà étés franchis à plusieurs reprises: patients oubliés aux urgences, perte d’un bébé après la fermeture de la maternité de Die, accouchements dans des voitures ou aux urgences d’hôpitaux dont la maternité a été fermée. Certains services ont vu leurs médecins fuir les conditions d’exercice qui leur étaient imposées et se retrouvent sans médecins. Pour « pallier », on demande aux spécialistes des autres services de passer, pour voir quelques malades chacun, moyennant une prime, ou on fait appel à des intérimaires. Ceci n’est pas une situation anodine mais l’avenir prévu des hôpitaux. C’est pour mieux faire passer cela que le gouvernement a besoin de réformer le statut de praticien hospitalier. Pourquoi réformer le statut ? Comme l’indique le ministère, il s’agit de s’adapter aux besoins de recrutement. Mais en quoi le statut actuel est-il un problème ? Actuellement, le statut de PH permet de recruter des médecins affectés à un établissement, un service, pour prendre en charge des malades hospitalisés, assurer des consultations hospitalières, participer à l’élaboration des projets médicaux des établissements. Les hôpitaux que veulent mettre en place le gouvernement n’ont pas besoin de ce type de médecins. Il a besoin de « renforcer les collaborations ville-hôpital » en élaborant des fonctions de médecin territorial, sous contrat, probablement avec un salaire peut être attractif au début.

Quelles missions auront ces médecins contractuels, si ce n’est d’adapter la pratique médicale aux conditions qui leur seront imposées ?

 Cette réforme du statut est à mettre en lien avec la réforme des autorisations, qui devrait transformer nombre de centres hospitaliers en hôpitaux de proximité (l’objectif du gouvernement étant de ne conserver que les hôpitaux supports de GHT comme centres hospitaliers). Les médecins salariés « territoriaux » travailleraient aussi bien en ambulatoire et dans ces hôpitaux, ou dans des dispensaires. À faire les bouches trous, éventuellement avec la télémédecine pour assurer l’ensemble de leurs taches, ils ne pourraient assurer les fonctions du PH en s’occupant des malades hospitalisés sous leur responsabilité. Ils iraient, comme les médecins le font pour les EHPAD donner leur avis en fonction de protocoles établis avant de devoir repartir. On comprend mieux comment les services de soins n’ont plus vocation à continuer à exister.

C’est d’ailleurs aussi la raison de la « diversification » des profils des médecins hospitaliers voulue dans la réforme des études de médecine.

Les plus grands dangers pour les services, les médecins et les malades sont en cours d’élaborations dans les bureaux feutrés du ministère.

Le SNMH FO se battra avec les collègues pour le maintien du concours et du statut de praticien hospitalier.

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De quel côté est la violence ?

Posté par snmh-fo le 8 février 2019

Paris le 08/02/2019

De quel côté est la violence ?

La répression contre les manifestants est faite pour continuer et accroitre l’austérité, aussi dans les hôpitaux.

 

Alors que le gouvernement persiste et signe dans la casse organisée du système de santé, réduisant par les mesures d’économies budgétaires les capacités des hôpitaux à assurer leurs missions, alors que le gouvernement refuse de répondre à la demande des médecins que s’arrêtent les fermetures de lits, les réductions d’effectifs dans les hôpitaux, que les lits d’hospitalisation, blocs opératoires soient maintenus, avec le personnel soignant nécessaire, le ministre de l’intérieur de ce même gouvernement envoie jeunes, personnes âgées, à l’hôpital avec des blessures de guerre !

La répression contre les manifestants est sauvage, avec des armes pouvant tuer ou mutiler, interdites dans plusieurs pays. Nous avons tous pu voir comment s’abattait cette répression sur les manifestants. Une étude parue dans le British médical Journal explique qu’une victime de LBD a une chance sur cinq de mourir ou d’avoir un handicap grave. Autrement dit vous avez plus de chance de gagner à la roulette russe.

 

Cette violence est la même que nous vivons dans nos hôpitaux, car il y a des morts, et est la suite logique à la surdité du gouvernement aux revendications.

 

La colère de la population s’exprime depuis des mois dans les grèves dans tous les secteurs, dans les manifestations des gilets jaunes, des lycéens, des salariés, des retraités. Cette colère nous l’avons quand nous ne pouvons pas prendre en charge nos patients parce qu’on a supprimé des lits, un service, une ligne de garde, un bloc opératoire.

 

Pendant que le gouvernement cherche à impliquer les syndicats de médecins, silencieux, dans la casse du statut de PH pour mieux faire passer les mesures d’austérité, le SNMH-FO sera auprès des manifestants et en assemblées générales dans les établissements pour défendre le statut, les services, les hôpitaux.

 

  • Arrêt des armes dangereuses contre les manifestants. Arrêt des atteintes aux libertés, anti syndicales et contre les libertés de manifester.
  • Retrait de la loi « anti casseur »
  • Retrait du projet de loi « Ma santé 2022 » défendue par Mme Buzyn, casseur des hôpitaux.

 

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Contact: 

Dr Olivier Varnet

Secrétaire général SNMH FO

Mail : snmh.fo@fosps.com

 

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Se rassembler et aller chercher ce dont nous avons besoin

Posté par snmh-fo le 19 janvier 2019

Rouen, vendredi 18 janvier 2019

Dans un article de Libération du 19/12/2018, le Dr Sophie Crozier, neurologue à la Pitié-Salpétrière, membre du comité national consultatif d’éthique, disait ceci:

« Je ne sais pas si c’est trop tard, mais nous sommes arrivés à un point insupportable.(…) Aujourd’hui, nous abîmons nos hôpitaux, nous abîmons les gens, et je ne peux me résigner à voir l’hôpital couler ainsi… (…) »

En effet, aucun service hospitalier, aucun médecin n’échappe à cette entreprise de destruction de l’hôpital actuel qui est la conséquence des politiques successives d’économies budgétaires menées depuis des années, et qui on l’a vu, ont des conséquences dramatique sur la prise en charge des patients.

 La lettre ouverte à Mme Buzyn a été signée par près de 1500 médecins hospitaliers à ce jour, avec conférences de presse, délégations au ministère, malgré cela la ministre ne nous reçoit pas, ne nous  écoute pas, continue et aggrave cette politique avec la loi santé 2022.

Cette loi prévoit en premier lieu :

  • ·        De supprimer le concours de praticien hospitalier, rendant de fait le statut de praticien hospitalier caduc, et transformant tous les nouveaux médecins des hôpitaux en contractuels.
  • ·        De mettre en place des directions des affaires médicales communes aux GHT, entrainant de fait des nominations des médecins sur un GHT et non plus sur un établissement.
  • ·        De transformer nombre d’hôpitaux de plein exercice en hôpitaux de proximité sans service d’accueil des urgences, sans maternité, sans service de chirurgie, sans plateau technique.

La situation que nous vivons avec les difficultés de prise en charge de nos patients est similaire à ce que vivent l’ensemble des autres agents des hôpitaux.

 

Dans cette situation le congrès de la fédération des Services publics et de santé Force Ouvrière, avec la Fédération Générale des Fonctionnaire FO, a décidé d’un préavis de grève du 3 au 10 février, permettant la tenue partout, et en particulier dans tous les hôpitaux de réunions, d’assemblées générales pour déterminer les revendications et les besoins, et de marcher sur Paris le 7 février, à Matignon pour aller chercher les moyens de soigner nos patients.

 

Le SNMH FO, qui demande le retrait du plan « ma santé 2022 », demande la réouverture des lits fermés et des postes hospitaliers supprimés, invite l’ensemble des médecins hospitaliers à discuter en toute indépendance, à se réunir, et à participer aux initiatives locales avec les personnels. Il les invite à participer à la manifestation sur Paris le 7 février prochain.

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Charte d’Amiens

Posté par snmh-fo le 16 décembre 2018

XVe_congrès_national_corporatif

 

Le SNMH FO est le seul syndicat de médecins hospitaliers appartenant à une confédération syndicale regroupant l’ensemble catégories de salariés la confédération Force Ouvrière. Cette confédération est la seule à ce jour à se réclamer de la Chartes d’Amiens fondatrice de la Confédération Générale du Travail (CGT).

 « La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ». Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique : dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme : d’une part il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste, et d’autre part, il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale.Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d’avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait, à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat.Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l’entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu’il professe au dehors. En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu’afin que le syndicalisme atteigne son maximum d’effet, l’action économique doit s’exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n’ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale. »

 

 

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