Ce ne sont pas les syndicalistes qui mettent en danger la population, c’est le gouvernement. Soutien sans faille à Sébastien Menesplier, de la fédération CGT Mines et Energie !

Posté par snmh-fo le 9 septembre 2023

Le plus haut dirigeant de la branche énergie de la CGT est convoqué à la gendarmerie pour être entendu après des coupures d’électricité menées pendant la mobilisation contre la réforme des retraites. Le SNMH FO tient à mettre en garde contre cette dérive autoritaire. C’est la première fois qu’un haut responsable syndical, secrétaire de fédération et membre de la plus haute instance confédérale, est ainsi convoqué comme suspect pour des actions ciblées de blocage avec des accusations aussi graves que mensongères portées contre lui.

Les responsables du déni de démocratie sociale, refusant en bloc de satisfaire les revendications de 90 % des travailleurs du pays (mobilisés pendant 5 mois et demi) décident de s’en prendre aux syndicats qui, dans le cadre de leur mandat, ont organisé ces blocages par la grève légitime contre la réforme des retraites.

Nous ne sommes pas étonnés. Ceux-là nous expliquent depuis tant d’années qu’il y a trop de lits et pratiquent, avec zèle et constance, la politique de fermeture et de saccage mettant, eux, réellement en danger la vie des patients. Ceux-là laissent la mortalité, dont la mortalité infantile, s’accroitre. Ceux-là sont assez cyniques pour s’en prendre à ceux qui résistent, de manière organisée dans le cadre du mouvement ouvrier fondateur de la Sécurité sociale, fruit des plus grands combats. Aucune mise en danger réelle n’est à déplorer dans cette affaire de coupure d’électricité, en revanche les fermetures de SMUR, de SAU et de lits d’aval sont génératrices de surmortalité comme cela commence à paraître enfin dans la presse scientifique.

Les tenants de cette politique de fermeture ont dépassé leurs propres objectifs. L’accès aux soins est détruit en grande partie. Nous n’en sommes plus à prévenir ou alerter sur les risques, nous constatons les dégâts qu’ils appellent pudiquement mode dégradé ou « adapté » pour masquer la réalité. Ils auront mis cinquante ans (1971 / NUMERUS CLAUSUS, passant le nombre d’étudiant de deuxième année de 50 000 à moins de 10 000). Le système ne remplit plus sa mission. Pour le Président de la République c’est encore insuffisant car « pour réinventer c’est plus difficile quand le système n’est pas complètement détruit ». L’uberisation de la médecine est en marche.

Nous entrons tous dans une nouvelle ère, l’ère des conflits et de la répression. Le SNMH FO insiste sur cette question des libertés démocratiques et des règles républicaines. Notre syndicat est régulièrement saisi par des collègues victimes de l’arbitraire. Les lois et règlements, produits par les relations historiques entre le corps médical et la Sécurité sociale, qui protégeaient les médecins dans leur exercice, sont désormais bafoués. L’avis médical est dénigré par les pouvoirs publics.

Chacun va désormais être amené à choisir son camp : celui des malades et de leurs défenseurs, celui de la retraite à 57 ans pour les personnels en catégorie active dans les hôpitaux ou celui des 64 ans prôné par le gouvernement qui, au nom de l’attractivité, organise du job dating en même temps qu’il rallonge la durée de cotisation et interdit dans les faits à nombre de jeunes d’embrasser les carrières hospitalières. Dans le camp des défenseurs des malades il y a tous ceux qui s’organisent au quotidien pour le soin, au rang desquels les syndicalistes. Il y a les médecins qui, en dépit des brimades, des atteintes au statut, des mises en danger, des crimes contre l’indépendance médicale, s’acharnent à recevoir les patients.

De notre côté nous sommes dans le camp de ceux qui résistent et nous invitons les médecins de tous les statuts à nous rejoindre soit par la simple adhésion, soit en développant une activité militante en lien avec le bureau national.

Dans ce contexte de répression tous azimuts il est nécessaire pour nous de demander l’abandon des poursuites à l’encontre de notre camarade Sébastien Menesplier et d’appeler à la manifestation unitaire du 23 septembre à Paris pour la défense des libertés démocratiques, collectives et individuelles, des principes républicains et contre la répression d’Etat. Cette répression s’abat sur tous les secteurs, même à l’hôpital, dans le cadre d’une dérive autoritaire manifeste, que tous les syndicats de médecins constatent.

Communiqué adopté à l’unanimité du Bureau National à Paris le 8 septembre.

CONTACT PRESSE : 06 68 02 80 73

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Des moyens pour soigner, pas pour réprimer

Posté par snmh-fo le 9 juillet 2023

Paris le 10 juillet 2023,

Communiqué

 

Alors qu’il sait déployer du jour au lendemain un attirail sans précédent pour réprimer, le gouvernement refuse de mobiliser le moindre moyen pour l’hôpital. « Pour condamner les jeunes, il n’y a pas de liste d’attente ; pour mobiliser en urgence des milliers de policiers, pour ouvrir des procès en comparution immédiate, il y a des moyens ; pour arrêter et mettre en garde à vue de manière arbitraire, il n’y a pas de régulation. »

Pour nous médecins, en revanche :

  • Pour l’accès aux urgences, partout en France, il faut passer par une régulation par le SAMU.

  • Il n’y a pas de places en structures adaptées pour les jeunes handicapés, il n’y a pas d’éducateurs pour aider les jeunes en décrochage scolaire, il y a des listes d’attentes de plusieurs mois dans les maisons des adolescents et les centres médico-psychologiques pour rencontrer un médecin… alors que le gouvernement trouve de la place pour mettre les jeunes en prison.

  • Pour mobiliser en urgence et embaucher des agents hospitaliers par milliers, pour titulariser massivement, on nous dit qu’il n’y a pas de candidats.

  • Pour valoriser les carrières en redonnant des échelons et en augmentant réellement le point d’indice, on nous dit qu’il n’y a pas de budget.

  • Même pour opérer des enfants en CHU, les chirurgiens font la queue pour accéder aux salles opératoires restées ouvertes et les enfants attendent avec perte de chance.

 

Le gouvernement Borne-Braun bafoue la démocratie depuis des mois et a répondu par le mépris aux médecins et par la violence aux millions de salariés qui manifestaient avec leurs syndicats unis contre la réforme des retraites.

Et maintenant, on fait quoi ?

Cette colère accumulée doit s’exprimer de manière organisée pour stopper leur politique de casse du service public. En tant que syndicat de médecins, nous revendiquons la mobilisation de tous les moyens humains et financiers nécessaires pour :

  • Redonner un accès libre aux urgences des hôpitaux et maternités, rouvrir et maintenir toutes les lignes de garde supprimées ou menacées.

  • Permettre à tous les étudiants qui le souhaitent et qui ont la moyenne à leurs examens d’avoir une place dans les études de médecine, soins infirmiers, paramédicaux, aides-soignants, agents de services hospitaliers.

  • Titulariser tous les agents hospitaliers précaires, les médecins étrangers qui travaillent depuis plus d’un an à l’hôpital après validation par les instances compétentes.

  • Redonner les 4 échelons perdus aux Praticiens Hospitaliers embauchés avant 2020.

  • L’abrogation de la réforme des retraites.

  • L’abrogation de « parcoursup » et du « numerus apertus ».

 

Des millions de salariés et de jeunes ont manifesté pacifiquement de janvier à juin 2023 pour l’abrogation de la réforme des retraites. Par 3 fois encore des grèves ont eu lieu dans les hôpitaux, les 20 juin, 3 et 4 juillet.

Le SNMH FO est prêt à participer à toute discussion et à toute action permettant de construire une perspective d’unité. Il appelle ses syndiqués en particulier et l’ensemble des médecins, pharmaciens, odontologistes et universitaires hospitaliers à se réunir avec l’ensemble des personnels et leurs organisations pour formuler les revendications précises service par service, établissement par établissement, et à organiser l’action unie pour les porter aux directeurs d’établissements, aux ARS, au Ministère.

Contact presse : Dr Venet Cyrille 06 68 02 80 73

Version pdf : fichier pdf Communiqué 10 juillet 23 SNMH FO

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Grève nationale des médecins hospitaliers le 3 juillet

Posté par snmh-fo le 29 juin 2023

Paris, le 27 juin 2023.

Le niveau de destruction de l’hôpital, les fermetures de lits, de services, des urgences, des blocs opératoires, sont tels que l’accès aux soins en ville comme à l’hôpital est désormais souvent rendu impossible.  Les conséquences désastreuses, mortelles dans de nombreux cas, y compris pour les personnels, sont connues de tous.

Pour restaurer l’accès aux soins, il nous faut « des bras des lits », un programme effectif de réouverture de lits avec les effectifs, la restauration de l’organisation des soins à l’échelle des services, les salaires, les conditions de travail et de ratio pouvant permettre de redresser la situation.

Et oui, l’hôpital a besoin de ses médecins, justement rétribués, en particulier pour leur engagement à l’hôpital public et pour le maintien de la permanence des soins, en astreintes et en gardes.

Il est évident que l’injustice de la grille salariale issue du Ségur avec les 4 années d’ancienneté volées pour de très nombreux collègues, doublée d’une permanence des soins insuffisamment rétribuée sont des repoussoirs pour nombre de collègues.

Il n’y a rien d’impossible. Il n’y a rien à réinventer, il n’y a rien à refonder.

Des décisions simples peuvent être prises très rapidement.

En cohérence, après avoir appelé à la grève et aux manifestations pendant plusieurs mois contre la réforme des retraites aux côtés de l’intersyndicale, après avoir rejoint la mobilisation nationale du 20 juin à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, UNSA, SUD), le SNMH-FO appelle les médecins hospitaliers à rejoindre les organisations médicales appelant au mouvement de grève national des médecins hospitaliers le 3 juillet, reconductible le 4 juillet, pour :

-la revalorisation pérenne des indemnités de garde et astreinte

-le rattrapage des 4 ans d’ancienneté volés pour les PH nommés avant octobre 2020.

Le SNMH-FO appelle les médecins à se saisir de cette mobilisation pour s’organiser et construire l’unité pour obtenir des bras des lits.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

MOBILE : 06 68 02 80 73

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Bulletin du SNMH FO juin 2023

Posté par snmh-fo le 24 juin 2023

Dans la situation de pré-effondrement, les positions et l’existence du SNNM FO sont un point d’appui pour résister.

Notre bulletin est là dans ce combat.

Nous vous invitons à le diffuser largement autour vous, à l’heure de la désinformation de nos gouvernants qui parlent d’expérimentation,

utilisant des trompes l’oeil pour cacher l’incurie et les signes de catastrophes sanitaires.

Bonne lecture :

Version pdf :  fichier pdf SNMH_juin23_compressed

 

 

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Hôpital : « C’est plus dur de le réinventer tant que tout n’a pas été détruit. », E Macron, CH de Vendôme 30 avril 2023.

Posté par snmh-fo le 4 juin 2023

Le syndicat national des médecins hospitaliers force ouvrière est l’unique syndicat de médecins rattaché à une confédération ouvrière. Cela lui donne une place particulière dans la myriade d’associations à vocation syndicale (93 à notre connaissance) de médecins hospitaliers.

Pour cette raison le SNMH/FO est la seule organisation médicale à avoir appelé aux manifestations contre la réforme des retraites et appelle de nouveau le 6 juin. Cette position particulière lui donne une compréhension de ce qu’est la Sécurité sociale et du rapport qu’entretien le corps médical avec cette conquête ouvrière majeure. Depuis sa création de nombreux gouvernements ont tenté de faire main basse sur les sommes pharaoniques gérées de manière indépendante du gouvernement par les représentants des salariés pour se soigner et payer les retraites.

C’est probablement en 1996 que cette « main basse » a été la plus marquée avec les ordonnances Juppé qui créent l’ONDAM et l’étatisation du budget avec des enveloppes fermées. C’est en 2009 que la loi HPST crée les ARS et fournit les outils rendant cette « main basse » possible. Il a fallu une dizaine d’années pour en arriver au niveau de démantèlement qui a donné lieu aux grèves de 2019.

Désormais chacun voit toutes les conséquences de la destruction de l’accès aux soins. Nous saluons le courageux travail de médiatisation réalisé par nos camarades des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Le résultat est là, effrayant, mis en place avec zèle et constance par ces ARS mettant au pas les directeurs d’hôpitaux et les médecins. Les médecins sont encamisolés, les patients ne peuvent plus entrer aux urgences et il n’y a plus de lits d’aval. C’était l’objectif, il est atteint. Les drames s’accumulent en médecine de cabinet comme à l’hôpital avec une explosion de la mortalité des personnes âgées scientifiquement démontrée.

Dès 1997 nous expliquions que cette situation allait advenir. Nous sous-estimions nous-même la catastrophe engendrée. Nous avons tenté en 2009 d’empêcher l’adoption d’HPST, tandis qu’Olivier Véran en faisait la promotion.

Aujourd’hui, différentes sortes de « commentateurs et experts » posent la question : comment en est-on arrivé là ? Pour notre part nous répondons simplement : parce que les différents gouvernements l’ont décidé. En effet la destruction des hôpitaux, financés à 96% par la Sécurité sociale, permet le démantèlement du système pour récupérer les fonds du salaire différé, plus élevés que le budget de l’Etat.

Le président lui-même a dit le trente avril dernier à l’hôpital de Vendôme : « nous sommes en train de refonder, de réinventer un modèle, c’est plus dur de le réinventer tant que tout n’a pas été détruit ».

Beaucoup de collègues restent incrédule c’est pourquoi nous renvoyons au lien vidéo.

Les politiques du numerus clausus depuis 1971, de l’universitarisation des écoles de santé début des années 2000 puis de parcoursup de 2018 sont les preuves les plus évidentes de cette volonté politique de détruire le soin aux malades.

Ce programme est l’exact contraire de la revendication, qui désormais fait tache d’huile, « des bras des lits pour l’hôpital » pour ré-ouvrir l’accès aux soins avec les effectifs, les écoles de formation, les salaires, les conditions de travail et de ratio pouvant permettre de redresser la situation.

Toutes ces revendications vont ensemble. Nous savons ce qu’il faut faire, il n’y a rien à réinventer.

De son côté Monsieur Grall, ancien directeur général de plusieurs ARS, président de la conférence des directeurs d’ARS et véritable maître d’œuvre de cette politique à l’échelle de la nation, disait juste avant de partir en retraite : « il n’y a pas de médecins dans les caves de l’ARS » et « si cela ne tenait qu’à moi je fusionnerais tout ». Il est l’incarnation de cette volonté acharnée de destruction, c’est ce que nous avons appelé la « méthode Grall » pour terroriser les collègues et les faire fuir. En effet Jean-Yves Grall a élevé au rang de méthode de gestion et de restructuration une manière de déstabiliser les personnels, suspendre les chefs de service, décrédibiliser l’avis médical.

Nous sommes désormais en mesure d’apporter les preuves qu’il a orchestré très directement des cabales contre de nombreux médecins en particulier des responsables de service à la seule fin de fermer des lits, comme à Metz en chirurgie cardiaque en 2010, à Vienne en orthopédie 2022, à Moulin en 2023 pour les dossiers les plus emblématiques qui ont eu et ont encore des conséquences terribles pour les individus qui faisaient seulement leur métier. Et combien d’autres ? Nous fournissons les preuves dans des dossiers et dans des livres tels que celui qui narre l’histoire emblématique du docteur Roux à Metz.

Outre ces exemples précis cette méthode se manifeste de mille manières par le non-respect du statut et des prérogatives normales de l’exercice médical.

La manière de traiter la réintégration des personnels suspendus, l’acharnement invraisemblable contre tous ceux qui s’opposent au protocole d’Etat sont d’autres exemples de cette politique de main basse.

Enfin, le programme de fermeture de centaines de maternité conduit, avec l’appui de la loi Rist et du rapport du professeur Ville, à annuler des centaines de contrats qui permettaient de faire fonctionner les unités d’obstétrique et de pédiatrie cet été. Incroyable cynisme !

Pour y résister individuellement et collectivement, quel autre moyen que de se regrouper dans le syndicat qui revendique clairement le retour aux statuts d’avant 2009 et d’avant 1996, c’est à dire le retour à une médecine débarrassée de l’emprise dogmatique des ARS, des pôles, des enveloppes fermées pour revenir à un financement par la Sécurité sociale en fonction des besoins déterminés par les services.

La force du SNMH FO est d’aider à réaliser l’unité des médecins avec les représentants du personnel dans tous les hôpitaux pour stopper cette entreprise de destruction et commencer la reconstruction. Nous avons des propositions.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

MOBILE : 06 68 02 80 73

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