Requisitions prefectorales de médecins et agents hospitaliers

Posté par snmh-fo le 7 juin 2019

Paris, le 07/06/2019

 

 Le SNMH FO s’indigne de l’utilisation des forces de l’ordre pour contraindre  médecins et personnels hospitaliers à soigner les malades avec des moyens notoirement insuffisants. 

 

Le 28 mai dernier, plusieurs médecins et agents hospitaliers ont  vu arriver chez eux, parfois au milieu de la nuit les forces de police ou de gendarmerie.

Quel était leur crime ? Celui de travailler aux urgences des CH de Chalon sur Saône et Lons le Saulnier.

 

Aux urgences de ces établissements, comme dans de très nombreux services d’urgences, médecins et personnels hospitaliers sont en grève pour réclamer les moyens d’une prise en charge décente des patients : des lits d’hospitalisation, du personnel et une valorisation juste de leur travail.

 

La police leur a intimé l’ordre, sur instruction du préfet, de se présenter immédiatement ou le lendemain matin à leur poste de travail aux urgences. Des agents en arrêt de travail, en accident du travail ont vu la police arriver chez eux, et ont dû justifier la réalité de leur incapacité à répondre à la réquisition.

 

Habituellement, en cas de grève, la direction effectue des assignations pour le maintien de la continuité des soins. Malgré la situation dégradée, les médecins et agents hospitaliers s’organisent spontanément pour assurer cette continuité des soins et la sécurité des patients. Ils le font jusqu’au bout de leurs forces. En niant la réalité des arrêts de travail, la ministre expose les agents en épuisement professionnel aux conséquences les plus graves pour leur santé, pouvant aller jusqu’au suicide.

 

En envoyant la police, les autorités nient également la conscience professionnelle et l’engagement des personnels de santé auprès des malades. C’est justement la défense de ces valeurs qui les pousse à se mettre en grève.

 

Le SNMH FO s’indigne de l’utilisation des forces de l’ordre pour contraindre des médecins et personnels hospitaliers à soigner les malades avec des moyens notoirement insuffisants.

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 Contact:

Olivier Varnet

 snmh.fo@fosps.com

 

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SAU EN GREVE : LE SNMH FO INFORME

Posté par snmh-fo le 31 mai 2019

 Paris, le 30/05/2019 

Le SNMH FO informe les médecins hospitaliers de l’initiative prise par le collectif inter urgences qui a organisé avec des syndicats CGT, FO et SUD et les personnels en grève, une assemblée des services d’accueil des urgences en grève, le 25 mai à la Bourse du Travail de Paris afin d’élargir encore la grève et prendre les initiatives en direction du ministère de la santé. Le SNMH FO y était présent.

 

Depuis la fin mars de nombreux services d’accueil des urgences sont en grève. Aujourd’hui, ce sont plus de 60 services d’urgences, au niveau national, qui sont en grève.

 

Le mouvement prend encore de l’ampleur puisqu’il s’étend dorénavant au secteur privé où des assemblées générales sont appelées dans les services d’urgences.

 

Les personnels n’acceptent plus de travailler dans des conditions désormais incompatibles avec la qualité et la sécurité des soins.

Le SNMH FO considère que ces actions entrent bien dans la lutte à mener contre la destruction des services publics et des politiques d’austérité conduites par les gouvernements qui se sont succédé et accentué par celui d’aujourd’hui.

 

Les délégués des SAU en grève le disent clairement dans des revendications désormais communes:

 

  • ·        Arrêt de la fermeture de lits d’aval et création de lits nécessaires à l’arrêt des hospitalisations brancards.
  • ·        Arrêt de la fermeture des services d’Urgences, y compris la nuit, pour maintenir une activité 24h/24.
  • ·        Arrêt de la fermeture des lignes de SMUR
  • ·        300€ net mensuel d’augmentation de salaire pour tous
  • ·        Stagiairisation (titularisation) de tous les contrats précaires
  • ·        Rattrapage des effectifs à hauteur des besoins remontés service par service
  • ·        Acter pour l’ensemble des services d’Urgences une augmentation des effectifs égale proportionnellement à l’augmentation de l’activité chaque année au mois de Janvier.
  • ·        Application du référentiel Samu – Urgences de France comme objectif cible pour les effectifs médicaux et non médicaux.

 

Ils ont constitué un comité national de grève, appellent à la généralisation de la grève dans tous les SAU de France, et à une manifestation nationale le 6 juin en direction du ministère.

 

Le SNMH FO sera présent le 6 juin avec les personnels non médicaux des SAU en grève.

 

 

Le SNMH FO soutient également les actions engagées par la Fédération des Services Publics et de Santé dans la fonction publique contre la casse du service public.

 

Nous appelons tous les collègues à soutenir les personnels en grève, à se réunir avec eux à chaque fois qu’ils le peuvent pour établir les revendications et décider collectivement des moyens de les obtenir.

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 Contact:

Olivier Varnet

snmh.fo@fosps.com

 

 

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Soutien aux personnels des urgences en grève

Posté par snmh-fo le 3 mai 2019

Le gouvernement se targue de soutenir les agents de la Pitié-Salpétrière quitte à user de mensonges d’Etat suite à la manifestation du 1er mai à Paris, émaillée de répressions, de violences policières inouïes, dont les organisations syndicales et tous les manifestants sans distinction ont été les cibles.

 

Ce même gouvernement est moins prompt à satisfaire les demandes du personnel hospitalier.

 

Il y a plusieurs semaines, les urgences de l’AP-HP se sont mises en grève spontanément. Les agents réclament les moyens d’accueillir les patients dans des conditions décentes. Ils réclament une prime de 300 euros mensuels, ils réclament que le manque de 700 agents sur les urgences de l’AP-HP soit comblé.

 

L’AP-HP, Strasbourg, Nantes, Lyon, Mulhouse, Aix, Valence, Mantes la Jolie, Tours… La grève des personnels des urgences s’étend. Les revendications sont partout les mêmes : du personnel pour accueillir les malades, des lits d’hospitalisation, un traitement décent des agents tant en respect qu’en rémunération.

 

Aucun médecin ne peut rester indifférent aux conditions d’accueil actuelles et de prise en charge des patients, ni aux conditions de travail du personnel et des médecins de ces services.

 

Une crise profonde, majeure, est installée au fil des gouvernements successifs. Les urgentistes le disent, tous les médecins le savent : ça ne va pas s’arranger, ça ne va pas passer. Aujourd’hui le système s’effondre.

 

Il y a une volonté délibérée de nous empêcher de travailler.

 

Dans ce contexte, les agents des urgences protestent. Ils ne sont pas les seuls.

 

Nous appelons tous les collègues à soutenir les personnels en grève, à se réunir avec eux à chaque fois qu’ils le peuvent pour établir les revendications et décider collectivement des moyens de les obtenir.

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Contact :

Olivier Varnet

snmh.fo@fosps.com

 

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Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Posté par snmh-fo le 8 mars 2019

Paris, vendredi 8 mars 2019

 

Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Actuellement, la situation des hôpitaux est critique. Les points de ruptures ont déjà étés franchis à plusieurs reprises: patients oubliés aux urgences, perte d’un bébé après la fermeture de la maternité de Die, accouchements dans des voitures ou aux urgences d’hôpitaux dont la maternité a été fermée. Certains services ont vu leurs médecins fuir les conditions d’exercice qui leur étaient imposées et se retrouvent sans médecins. Pour « pallier », on demande aux spécialistes des autres services de passer, pour voir quelques malades chacun, moyennant une prime, ou on fait appel à des intérimaires. Ceci n’est pas une situation anodine mais l’avenir prévu des hôpitaux. C’est pour mieux faire passer cela que le gouvernement a besoin de réformer le statut de praticien hospitalier. Pourquoi réformer le statut ? Comme l’indique le ministère, il s’agit de s’adapter aux besoins de recrutement. Mais en quoi le statut actuel est-il un problème ? Actuellement, le statut de PH permet de recruter des médecins affectés à un établissement, un service, pour prendre en charge des malades hospitalisés, assurer des consultations hospitalières, participer à l’élaboration des projets médicaux des établissements. Les hôpitaux que veulent mettre en place le gouvernement n’ont pas besoin de ce type de médecins. Il a besoin de « renforcer les collaborations ville-hôpital » en élaborant des fonctions de médecin territorial, sous contrat, probablement avec un salaire peut être attractif au début.

Quelles missions auront ces médecins contractuels, si ce n’est d’adapter la pratique médicale aux conditions qui leur seront imposées ?

 Cette réforme du statut est à mettre en lien avec la réforme des autorisations, qui devrait transformer nombre de centres hospitaliers en hôpitaux de proximité (l’objectif du gouvernement étant de ne conserver que les hôpitaux supports de GHT comme centres hospitaliers). Les médecins salariés « territoriaux » travailleraient aussi bien en ambulatoire et dans ces hôpitaux, ou dans des dispensaires. À faire les bouches trous, éventuellement avec la télémédecine pour assurer l’ensemble de leurs taches, ils ne pourraient assurer les fonctions du PH en s’occupant des malades hospitalisés sous leur responsabilité. Ils iraient, comme les médecins le font pour les EHPAD donner leur avis en fonction de protocoles établis avant de devoir repartir. On comprend mieux comment les services de soins n’ont plus vocation à continuer à exister.

C’est d’ailleurs aussi la raison de la « diversification » des profils des médecins hospitaliers voulue dans la réforme des études de médecine.

Les plus grands dangers pour les services, les médecins et les malades sont en cours d’élaborations dans les bureaux feutrés du ministère.

Le SNMH FO se battra avec les collègues pour le maintien du concours et du statut de praticien hospitalier.

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De quel côté est la violence ?

Posté par snmh-fo le 8 février 2019

Paris le 08/02/2019

De quel côté est la violence ?

La répression contre les manifestants est faite pour continuer et accroitre l’austérité, aussi dans les hôpitaux.

 

Alors que le gouvernement persiste et signe dans la casse organisée du système de santé, réduisant par les mesures d’économies budgétaires les capacités des hôpitaux à assurer leurs missions, alors que le gouvernement refuse de répondre à la demande des médecins que s’arrêtent les fermetures de lits, les réductions d’effectifs dans les hôpitaux, que les lits d’hospitalisation, blocs opératoires soient maintenus, avec le personnel soignant nécessaire, le ministre de l’intérieur de ce même gouvernement envoie jeunes, personnes âgées, à l’hôpital avec des blessures de guerre !

La répression contre les manifestants est sauvage, avec des armes pouvant tuer ou mutiler, interdites dans plusieurs pays. Nous avons tous pu voir comment s’abattait cette répression sur les manifestants. Une étude parue dans le British médical Journal explique qu’une victime de LBD a une chance sur cinq de mourir ou d’avoir un handicap grave. Autrement dit vous avez plus de chance de gagner à la roulette russe.

 

Cette violence est la même que nous vivons dans nos hôpitaux, car il y a des morts, et est la suite logique à la surdité du gouvernement aux revendications.

 

La colère de la population s’exprime depuis des mois dans les grèves dans tous les secteurs, dans les manifestations des gilets jaunes, des lycéens, des salariés, des retraités. Cette colère nous l’avons quand nous ne pouvons pas prendre en charge nos patients parce qu’on a supprimé des lits, un service, une ligne de garde, un bloc opératoire.

 

Pendant que le gouvernement cherche à impliquer les syndicats de médecins, silencieux, dans la casse du statut de PH pour mieux faire passer les mesures d’austérité, le SNMH-FO sera auprès des manifestants et en assemblées générales dans les établissements pour défendre le statut, les services, les hôpitaux.

 

  • Arrêt des armes dangereuses contre les manifestants. Arrêt des atteintes aux libertés, anti syndicales et contre les libertés de manifester.
  • Retrait de la loi « anti casseur »
  • Retrait du projet de loi « Ma santé 2022 » défendue par Mme Buzyn, casseur des hôpitaux.

 

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Contact: 

Dr Olivier Varnet

Secrétaire général SNMH FO

Mail : snmh.fo@fosps.com

 

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