Communiqué de presse
Posté par snmh-fo le 23 avril 2025
nos services d’urgences, sur les répercussions que cela occasionne sur la qualité des soins, sur
le retard diagnostique qui, dans certains cas, nuit gravement à l’avenir des patients, au point
d’être fatal.
Notre syndicat a pointé à de multiples reprises la mise en danger de la population qui se
retrouve parfois sur des territoires sans service d’urgences ouvert la nuit, sans SMUR,
remplacé par une équipe d’intervention non médicalisée (cinquante pour cent du temps pour
le département de la Mayenne).
Nous avons évoqué la pénibilité du travail des équipes concernées, poussées à leur extrême
par des conditions supposées dégradées et temporaires, qui se révèlent être une pratique
continue, approuvée par les ARS, méticuleusement orchestrée par des directions peu
scrupuleuses des répercutions sur les personnels soignants.
Au-delà de la mise en danger des populations par perte de chance sur la rapidité des prises en
charge, nous avons aussi à déplorer la mise en danger de nos personnels, poussés à bout, et
dont certains, écrasés par le désarroi, sans réponse de leur hiérarchie, ne voit plus comme
solution que le suicide comme récemment à SENLIS !
Nous ne pouvons plus accepter ce silence coupable des autorités de tutelle, l’indifférence
honteuse des politiques, la désorganisation programmée des soins qui oblige nos médecins à
gérer l’équivalent d’un service de gériatrie dans l’enceinte des urgences en plus du flux naturel
généré par la situation actuelle de pénurie en médecine générale.
Les problèmes sont récurrents partout sur notre territoire, il y a nécessité d’agir pour sauver
une profession dont l’honneur est de se mobiliser pour ceux qui, diminués, ont besoin d’aide.
Cette aide, autant physique que psychique, ne peut être donnée que si le personnel est
disponible, serein dans son travail.
L’actuel ministre de la santé (dixième depuis 2017) disait vendredi matin sur une radio
nationale être conscient de cette situation et favorable à la réouverture de lits, à la sécurité
des soignants, nous nous en réjouissons et demandons des actes pour concrétiser cette prise
de position.
Dans les Pays de Loire, les alertes se multiplient, en janvier 2025 le CHU de Nantes et le CH du
Mans publiaient un danger de péril imminent pendant l’épidémie de grippe, en avril c’est de
nouveau Le Mans qui publie une lettre ouverte du personnel des urgences (106 signataires )au
ministre, suivie d’une déclaration du chef des urgences du CHU d’Angers déplorant le manque
sein de son service ou stagnent les malades en attente de place.
Le personnel des urgences du CHU d’Angers publie à son tour une lettre ouverte ce vendredi
(90 signataires) demandant des bras et des lits.
Notre syndicat soutient tous les personnels, soutient les médecins dans leurs légitimes
revendications, condamne ces situations qui amène les soignants à attenter à leur vie !
Les métiers de la santé ne peuvent pas générer une atteinte à la vie de ceux là même qui
donnent pour le bien être des nécessiteux.
Nous demandons au gouvernement actuel de se saisir de ce dossier sans délais, et nous
demandons au ministre de la santé de nous recevoir rapidement pour débattre de ces
situations et amener les réponses adaptées.
cp 21 04 25 (1)Publié dans Communiqués Nationaux SNMH-FO | Pas de Commentaire »




