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Appel

Posté par snmh-fo le 26 juillet 2021

Paris, le 26/07/2021

En France, au XXIème siècle, une loi interdirait l’accès de l’hôpital à des patients !?

PASS sanitaire à l’hôpital pour les patients, pour les personnels :

Refusons ces obstacles supplémentaires à la prise en charge des patients !

  1. Allons-nous refuser les soins aux patients qui ne souhaiteraient pas être vaccinés ? Allons-nous leur interdire de passer le portail de l’hôpital ? Faudra-t-il un QR code pour prendre rendez-vous ?

  2. Un patient jeune avec une fracture déplacée de la diaphyse fémorale a été opéré après un délai de 4 jours parce qu’il a fallu attendre le résultat de la PCR une veille de week-end dans un hôpital européen. Est-ce comme cela que nous concevons la médecine moderne ? Pour mémoire, la fracture de la diaphyse fémorale est une urgence relative à opérer sous 24 h que la PCR soit positive ou non que le patient soit vacciné ou non.

  3. Comment allons-nous rencontrer les familles en urgence pour leur parler ?

  4. Allons-nous devoir nous passer des nombreux collègues qui ne sont pas vaccinés, 15 à 45% selon les établissements ? D’ailleurs qui va établir s’ils le sont ou non ?

Dans un pays qui n’assure pas la permanence des soins cet été dans 600 services d’urgences, comment envisager d’exclure un seul collègue au motif qu’il ne serait pas vacciné ?

Est-ce que la doctrine du gouvernement et son arsenal répressif vont nous aider dans la lutte contre la pandémie et les autres maladies ?

Une collègue à qui nous demandions pourquoi elle ne voulait pas se faire vacciner nous a répondu : « Ils nous ont tellement menti ! ».

Nous reproduisons ci-dessous l’appel de nos confrères de l’Union Syndicale de la Psychiatrie :

« Nous appelons tous les professionnels à réagir, notamment localement sur leur lieu de travail, à se mobiliser auprès des usagers pour rappeler l’absolue nécessité de l’accès égal aux soins pour tous et contre les dérives autoritaires extrêmement graves du président de la République et de son gouvernement. »

Nous rappelons ici le serment d’Hippocrate :

« Je ne permettrai pas que des considérations d’âge, de maladie ou d’infirmité, de croyance, d’origine ethnique, de sexe, de nationalité, d’affiliation politique, de race, d’inclinaison sexuelle, de statut social ou tout autre critère s’interposent entre mon devoir et mon patient »

Organisons partout des réunions avec nos organisations pour discuter des conditions de travail et de la prise en charge des patients. Faisons remonter les actions, les réflexions, et les appels à manifester.

Le bureau national du SNMH FO

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Communiqué

Posté par snmh-fo le 18 juillet 2021

Paris, le 18/07/2021

ULTIMATUM  INSUPPORTABLE

Médecins, nous sommes attachés aux principes du secret médical, de la liberté de choix des patients et de la liberté de prescription.

Médecins, nous combattons les maladies et sommes attachés aux programmes de vaccination en général. Nous observons que 95% des Suédois sont vaccinés sans obligation.

En France le gouvernement n’est-il pas le principal responsable de « l’infodémie » et de la défiance des patients ?

Il faut la confiance pour soigner et prévenir. Aucune médecine n’est acceptée dans la brutalité ; ainsi en va-t-il des mesures imposées en force le 12 juillet. Les réactions observées hier, 5 jours après l’allocution présidentielle, montrent cet attachement à la médecine libre et indépendante. Dans l’immense majorité des rassemblements la liberté d’avoir des soins consentis et éclairés comme le veulent la Déontologie et la Loi, était simplement revendiquée.

La tentative du président de la République de diviser la France entre « pro et anti vaccs » « pro ou anti quoi que ce soit » est dangereuse. En revanche la campagne moralisatrice et culpabilisante qui accompagne sa prise de position prend un sens totalement insupportable et sert à préparer les prochaines attaques contre l’hôpital.

Le gouvernement par son mépris du personnel médical, à commencer par nos internes, ses mensonges et le chaos généré par les fermetures de lits, les déprogrammations d’actes essentiels et l’exploitation des médecins et des personnels qualifiés conduit tout le système à l’effondrement que nous observons chaque jour en temps réel.

Le gouvernement n’a tenu aucun compte des revendications de 2019 porté par le CIU (Comité Inter Urgences), puis le CIH (Comité Inter Hôpitaux), avec les organisations syndicales, en particulier la fédération FO des Services Publics et de Santé.

Au contraire il a fermé plus de 1800 lits en 2020 (cf enquête de la Fédération des Services Publics et de santé disponible dans la presse syndicale).

Tout le monde le reconnait l’été 2021 est le pire jamais connu par les hospitaliers. Même les plus anciens d’entre nous n’ont jamais connu une situation avec un tel défaut de moyens.

Le secret médical, la liberté de choix des patients, la liberté de prescription, l’indépendance médicale, fondements de notre déontologie, n’ont jamais connu autant d’entraves. Au nom de la lutte contre une maladie ? Vraiment ?

La pression mise sur les personnels, dont cette campagne inepte fait partie, ne contribuera qu’à aggraver la situation sans aucune efficacité sur les soins.

C’est de revalorisation salariale, des conditions d’exercice respectueuses et le droit à une bonne retraite dont les médecins ont besoin pour rester à l’hôpital. C’est de nouveaux recrutements urgents pour assurer les différentes lignes de garde indispensables à la population dont ils ont aussi besoin.

L’obligation faite aux médecins par le Code de la Santé Publique est celle de soigner selon les données acquises et actuelles de la Science. C’est cette obligation de moyens qui est remise en cause par la politique de restriction, de fusion, de territorialisation et de « gradation » des soins dans l’unique but de respecter une enveloppe financière.

Seule la satisfaction des revendications portées par les médecins, pourra inverser cette spirale funeste dans laquelle tout le système de soins adossé à la Sécurité sociale est entrainé.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire Général SNMH FO, 06 68 02 80 73

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Tous au ministère le 24 juin

Posté par snmh-fo le 17 juin 2021

Paris, le 17/06/2021,

Communiqué

TOUS AU MINISTERE LE 24 JUIN

Le nombre de lits d’hospitalisation reste encore et toujours insuffisant en ile de France.

Nous sortons d’une période qui a obligé certains médecins à effectuer des tris de patients.

Nous n’avons jamais vu une telle débauche d’argent public donné aux investisseurs privés sous couvert de « soutien à l’économie » et dont les salariés ne voient pas la couleur.

Le DG de l’APHP a osé transformer un self en « réanimation » par manque de lits alors qu’il venait d’en fermer à l’Hôtel Dieu et le gouvernement maintient le projet de « nouvel hôpital » à St Ouen, en fusionnant Bichat et Beaujon.

Cette fusion se solderait par la suppression de plus de 300 lits d’hospitalisation, ce qui représente une baisse de 30% des capacités d’hospitalisation sur un bassin de vie de plus de 600 000 habitants avec une pression démographique importante alors que la crise sanitaire renforce, s’il en était besoin, le constat des années précédentes : le besoin vital en lit d’hospitalisation complète.

Comment le gouvernement et Martin Hirsch peuvent-ils continuer à organiser la disparition de ces lits sans prendre en compte les conséquences dramatiques sur la santé de la population ? Ce projet, s’il est mené à son terme, détruira plus de 1000 emplois de personnels hospitaliers.

Le gouvernement et son ministre de la santé en validant ce projet, avec l’aide de Martin Hirsch, poursuivent comme les gouvernements précédents la casse de la santé publique.

La logique, pour tout soignant qui se respecte, serait de stopper toute fermeture de lit, de ré-ouvrir et de modifier le dimensionnement des projets.

Si nos ministres et directeurs généraux semblent ne pas apprendre du passé récent c’est qu’ils n’ont aucune intention d’en tenir compte. Les hôpitaux de Bichat et Beaujon sont ouverts, les malades en ont besoin et ont besoin du personnel.

C’est pourquoi, le SNMH FO se joint à la volonté des personnels de l’hôpital Beaujon réunis en assemblée générale le 11 mai, aux unions départementales FO et CGT de Paris et des Hauts de Seine pour demander le maintien de tous les lits de Bichat, Beaujon et de tout le personnel et appelle à la manifestation au ministère ce 24 JUIN 2021 pour :

  • Maintien et rénovation des hôpitaux Bichat et Beaujon.

  • Embauche des personnels pour répondre aux demandes de soins de la population.

  • Fin de parcour-sup, quotas d’entrée en médecine, formation de santé… dont les conséquences, pénurie organisée, justifient les fermetures faute de médecins ou de personnels non médicaux.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

06 68 02 80 73

Version pdf. fichier pdf Communiqué du 24 juin 2021

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Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes

Posté par snmh-fo le 11 juin 2021

Communiqué

Paris le 11 juin 2021,

Datée du 18 mai 2021 une lettre du ministre de la santé et de la ministre de l’enseignement supérieur adressée aux ARS, aux directeurs et aux responsables médicaux des hôpitaux publics se voudrait être une réponse à la réaction (des familles et des internes) portée par l’ISNI après le suicide de 5 internes depuis le début de l’année.

Cette lettre évoque « des situations de maltraitance, de harcèlement, les violences morales et sexuelles ». Puis elle évoque comme cause « des raisons personnelles, une terrain de stage inadapté, une orientation professionnelle remise en cause, un environnement de travail pénible, incluant le non-respect des temps règlementaires de travail ». Les ministres demandent aux ARS de prendre des mesures conservatoires de suspension de l’agrément d’un terrain de stage « à l’évidence maltraitant ».

Mais de quoi parle-on ? De harcèlement ou d’environnement de travail pénible ?

La forme de cette lettre est celle de ce langage que les administrations étatiques au plus haut niveau utilisent pour faire avaler le poison destructeur contenu dans leurs contre réformes concernant l’enseignement aux étudiants, les soins des malades, la recherche et surtout la gouvernance à l’hôpital et dans les universités.

Plus que de la langue de bois, c’est un véritable repoussoir. Son but est de faire diversion sur l’origine et les causes de la situation dramatique abordée.

On ne voit pas très bien, dans cette lettre, le lien avec des faits potentiellement grave d’inconduites voire de délits ou de crimes qui seraient le fait de personne et une sanction de retrait d’agrément de stage qui viendrait pénaliser collectivement une équipe et les étudiants eux-mêmes.

La méthode est de mettre l’accent sur les manquements individuels, occultant la maltraitance institutionnelle.

L’épuisement professionnel des médecins et des internes ont des origines et des modes évolutifs communs. Notre travail en défense de collègues dans le SNMHFO nous instruit à ce sujet.

La destruction du tissu intime des hôpitaux, des facultés, destruction accompagnée de celle des rapports humains entre médecins à l’hôpital est à l’opposé des grands principes de la déontologie médicale. Là est l’origine de ce mal être des internes comme des médecins et des personnels hospitaliers.

Les ARS font des appels à projet mettant en concurrence les équipes et organisent dans la course à l’efficience et aux restructurations cette déstabilisation rejetant systématiquement les responsabilités des échecs sur les directions d’établissement et/ou le corps médical insuffisamment apte aux changements.

Il y a un lien entre le suicide du Pr Jean-Louis Mégnien et les suicides de professeurs et de médecins hospitaliers et ces suicides d’internes. Ce lien porte souvent les noms de restructuration, gain d’efficience, suppression d’activité, déficit structurel en personnel, médecins, matériel. Nombres de jeunes médecins actuellement formés et les moins jeunes ont fait un syndrome d’épuisement professionnel. Blessés par des chocs souvent très graves lors de leurs cursus universitaires et hospitaliers, certains s’en sont sortis, pas tous.

Ceux qui résistent sans les moyens d’une résistance organisée peuvent même être les plus touchés. A tous les niveaux de l’échelle hospitalière et universitaire les coups sont donnés à ceux qui ne rentrent pas dans le rang. Le système est normatif, répressif, policier s’il le faut et même meurtrier/destructeur quand les personnes sont acculées aux suicides. Le clou qui dépasse subit le marteau comme disent nos confrères Japonais. Pourtant l’hôpital ne peut tenir que dans le respect des humains, du statut des personnels médicaux et non médicaux.

Les médecins et les personnels n’ont pas besoin de leçon de morale mais des moyens nécessaires aux soins.

 

Le bureau national du SNMHFO réuni le 4 juin 2021 à Paris/Pour adhérer : http://snmhfo.unblog.fr/    contact 0668028073

version pdf fichier pdf SNMH FO communiqué 11 juin 2021

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Communiqué

Posté par snmh-fo le 12 mai 2021

Paris, le 12/05/2021

Une vague de fermeture de services et de lits sans précédent est en train de gagner du terrain avant même l’été.

Aux fermetures décidées s’ajoutent les fermetures encore plus nombreuses liées aux départs, burn out, et maladies des collègues. Il est possible que le gouvernement réussisse au-delà même de ses objectifs tant la débandade est à l’œuvre à l’hôpital.

Les défaillances d’un système hospitalier exsangue préexistaient à la pandémie virale comme le rappellent aussi souvent que possible les responsables médicaux, étranglés ces dernières années par les contraintes budgétaires et les fermetures de milliers de lits : manque de places en réanimation, plus ou moins compensé par des déprogrammations massives dans tous les domaines et fermetures d’unités.

Au total, des morts indues dans toutes les filières de soins, un épuisement des équipes, des départs massifs de personnels médicaux et non-médicaux.

Et pourtant dans toute la France sont annoncées aujourd’hui encore de nouvelles fermetures. En particulier le CNIS (Conseil National d’Investissement en Santé), qui a remplacé le COPERMO, alloue des soutiens financiers aux investissements conditionnés, dans la très grande majorité des cas, par de nouvelles réductions des possibilités d’hospitalisation.

Avant même les effets du CNIS et des ordonnances de mars, la situation est des plus inquiétantes. Elle est telle que nombre de services ferment « temporairement » faute de personnels, en particulier faute de médecins. Le cercle vicieux est plus qu’amorcé, la spirale devient infernale. Les Internes n’ont plus de médecins seniors pour les encadrer et sont livrés à eux-mêmes dans les services.

Dans la Sarthe, 30 postes de médecins urgentistes sont ainsi vacants, 35 postes en Isère. Le départ de plusieurs médecins urgentistes de l’Hôpital de Château-du-Loir a entraîné la réduction des horaires d’ouverture du service des urgences sur 12h en journée au lieu de 24h/24, et déjà plusieurs périodes de fermeture temporaire. Le dernier urgentiste ayant annoncé son départ, l’ARS a décidé la mise en place d’une EPMU (Équipe Paramédicale d’Urgence) composée d’un IDE et d’un conducteur ambulancier aide-soignant. L’équipe partirait sur des urgences vitales à la demande de la régulation du SAMU 72 dans un rayon de 30 minutes autour de l’hôpital, en attente de l’intervention du SAMU du Mans, qui lui pourrait mettre 45 minutes à arriver.

Danger pour les patients, mise en danger aussi des personnels … Combien de situations de ce type dans toute la France ?

La Fédération FO des Services de Santé a commencé un recensement national de ces fermetures programmées. Le SNMH FO a déjà publié des chiffres (communiqués des 6 mars et 6 avril 2021), et participe activement à ce travail d’ampleur.

Nous vous lançons un appel : participez à ce recensement des fermetures de lits, d’unités, de services. Entrez en contact avec les délégués de la section FO de votre établissement pour leur présenter vos chiffres, les analyser conjointement et les faire remonter à la Fédération.

Combattons ensemble pour l’obtention de moyens financiers, pour une vraie et nécessaire remise à flot des finances de l’hôpital qui compense au minimum le retard pris depuis l’instauration des ONDAM, pour des effectifs en nombre suffisant dans les services.

Trop d’entre nous paient très cher sur le plan personnel leur engagement pour les valeurs de l’hôpital public. Notre organisation syndicale permet de ne pas rester isolé face à la décomposition organisée de l’hôpital, d’opposer la réalité réelle aux messages de propagande de l’exécutif, de regrouper nos forces pour faire face.

Le SNMH FO appelle les collègues à le rejoindre, à se syndiquer.

Version .pdf fichier pdf Communiqué du 12 mai 2021

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

venet_cyrille@yahoo.fr

 

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