Grève nationale des médecins hospitaliers le 3 juillet

Posté par snmh-fo le 29 juin 2023

Paris, le 27 juin 2023.

Le niveau de destruction de l’hôpital, les fermetures de lits, de services, des urgences, des blocs opératoires, sont tels que l’accès aux soins en ville comme à l’hôpital est désormais souvent rendu impossible.  Les conséquences désastreuses, mortelles dans de nombreux cas, y compris pour les personnels, sont connues de tous.

Pour restaurer l’accès aux soins, il nous faut « des bras des lits », un programme effectif de réouverture de lits avec les effectifs, la restauration de l’organisation des soins à l’échelle des services, les salaires, les conditions de travail et de ratio pouvant permettre de redresser la situation.

Et oui, l’hôpital a besoin de ses médecins, justement rétribués, en particulier pour leur engagement à l’hôpital public et pour le maintien de la permanence des soins, en astreintes et en gardes.

Il est évident que l’injustice de la grille salariale issue du Ségur avec les 4 années d’ancienneté volées pour de très nombreux collègues, doublée d’une permanence des soins insuffisamment rétribuée sont des repoussoirs pour nombre de collègues.

Il n’y a rien d’impossible. Il n’y a rien à réinventer, il n’y a rien à refonder.

Des décisions simples peuvent être prises très rapidement.

En cohérence, après avoir appelé à la grève et aux manifestations pendant plusieurs mois contre la réforme des retraites aux côtés de l’intersyndicale, après avoir rejoint la mobilisation nationale du 20 juin à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, UNSA, SUD), le SNMH-FO appelle les médecins hospitaliers à rejoindre les organisations médicales appelant au mouvement de grève national des médecins hospitaliers le 3 juillet, reconductible le 4 juillet, pour :

-la revalorisation pérenne des indemnités de garde et astreinte

-le rattrapage des 4 ans d’ancienneté volés pour les PH nommés avant octobre 2020.

Le SNMH-FO appelle les médecins à se saisir de cette mobilisation pour s’organiser et construire l’unité pour obtenir des bras des lits.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

MOBILE : 06 68 02 80 73

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Bulletin du SNMH FO juin 2023

Posté par snmh-fo le 24 juin 2023

Dans la situation de pré-effondrement, les positions et l’existence du SNNM FO sont un point d’appui pour résister.

Notre bulletin est là dans ce combat.

Nous vous invitons à le diffuser largement autour vous, à l’heure de la désinformation de nos gouvernants qui parlent d’expérimentation,

utilisant des trompes l’oeil pour cacher l’incurie et les signes de catastrophes sanitaires.

Bonne lecture :

Version pdf :  fichier pdf SNMH_juin23_compressed

 

 

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Hôpital : « C’est plus dur de le réinventer tant que tout n’a pas été détruit. », E Macron, CH de Vendôme 30 avril 2023.

Posté par snmh-fo le 4 juin 2023

Le syndicat national des médecins hospitaliers force ouvrière est l’unique syndicat de médecins rattaché à une confédération ouvrière. Cela lui donne une place particulière dans la myriade d’associations à vocation syndicale (93 à notre connaissance) de médecins hospitaliers.

Pour cette raison le SNMH/FO est la seule organisation médicale à avoir appelé aux manifestations contre la réforme des retraites et appelle de nouveau le 6 juin. Cette position particulière lui donne une compréhension de ce qu’est la Sécurité sociale et du rapport qu’entretien le corps médical avec cette conquête ouvrière majeure. Depuis sa création de nombreux gouvernements ont tenté de faire main basse sur les sommes pharaoniques gérées de manière indépendante du gouvernement par les représentants des salariés pour se soigner et payer les retraites.

C’est probablement en 1996 que cette « main basse » a été la plus marquée avec les ordonnances Juppé qui créent l’ONDAM et l’étatisation du budget avec des enveloppes fermées. C’est en 2009 que la loi HPST crée les ARS et fournit les outils rendant cette « main basse » possible. Il a fallu une dizaine d’années pour en arriver au niveau de démantèlement qui a donné lieu aux grèves de 2019.

Désormais chacun voit toutes les conséquences de la destruction de l’accès aux soins. Nous saluons le courageux travail de médiatisation réalisé par nos camarades des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Le résultat est là, effrayant, mis en place avec zèle et constance par ces ARS mettant au pas les directeurs d’hôpitaux et les médecins. Les médecins sont encamisolés, les patients ne peuvent plus entrer aux urgences et il n’y a plus de lits d’aval. C’était l’objectif, il est atteint. Les drames s’accumulent en médecine de cabinet comme à l’hôpital avec une explosion de la mortalité des personnes âgées scientifiquement démontrée.

Dès 1997 nous expliquions que cette situation allait advenir. Nous sous-estimions nous-même la catastrophe engendrée. Nous avons tenté en 2009 d’empêcher l’adoption d’HPST, tandis qu’Olivier Véran en faisait la promotion.

Aujourd’hui, différentes sortes de « commentateurs et experts » posent la question : comment en est-on arrivé là ? Pour notre part nous répondons simplement : parce que les différents gouvernements l’ont décidé. En effet la destruction des hôpitaux, financés à 96% par la Sécurité sociale, permet le démantèlement du système pour récupérer les fonds du salaire différé, plus élevés que le budget de l’Etat.

Le président lui-même a dit le trente avril dernier à l’hôpital de Vendôme : « nous sommes en train de refonder, de réinventer un modèle, c’est plus dur de le réinventer tant que tout n’a pas été détruit ».

Beaucoup de collègues restent incrédule c’est pourquoi nous renvoyons au lien vidéo.

Les politiques du numerus clausus depuis 1971, de l’universitarisation des écoles de santé début des années 2000 puis de parcoursup de 2018 sont les preuves les plus évidentes de cette volonté politique de détruire le soin aux malades.

Ce programme est l’exact contraire de la revendication, qui désormais fait tache d’huile, « des bras des lits pour l’hôpital » pour ré-ouvrir l’accès aux soins avec les effectifs, les écoles de formation, les salaires, les conditions de travail et de ratio pouvant permettre de redresser la situation.

Toutes ces revendications vont ensemble. Nous savons ce qu’il faut faire, il n’y a rien à réinventer.

De son côté Monsieur Grall, ancien directeur général de plusieurs ARS, président de la conférence des directeurs d’ARS et véritable maître d’œuvre de cette politique à l’échelle de la nation, disait juste avant de partir en retraite : « il n’y a pas de médecins dans les caves de l’ARS » et « si cela ne tenait qu’à moi je fusionnerais tout ». Il est l’incarnation de cette volonté acharnée de destruction, c’est ce que nous avons appelé la « méthode Grall » pour terroriser les collègues et les faire fuir. En effet Jean-Yves Grall a élevé au rang de méthode de gestion et de restructuration une manière de déstabiliser les personnels, suspendre les chefs de service, décrédibiliser l’avis médical.

Nous sommes désormais en mesure d’apporter les preuves qu’il a orchestré très directement des cabales contre de nombreux médecins en particulier des responsables de service à la seule fin de fermer des lits, comme à Metz en chirurgie cardiaque en 2010, à Vienne en orthopédie 2022, à Moulin en 2023 pour les dossiers les plus emblématiques qui ont eu et ont encore des conséquences terribles pour les individus qui faisaient seulement leur métier. Et combien d’autres ? Nous fournissons les preuves dans des dossiers et dans des livres tels que celui qui narre l’histoire emblématique du docteur Roux à Metz.

Outre ces exemples précis cette méthode se manifeste de mille manières par le non-respect du statut et des prérogatives normales de l’exercice médical.

La manière de traiter la réintégration des personnels suspendus, l’acharnement invraisemblable contre tous ceux qui s’opposent au protocole d’Etat sont d’autres exemples de cette politique de main basse.

Enfin, le programme de fermeture de centaines de maternité conduit, avec l’appui de la loi Rist et du rapport du professeur Ville, à annuler des centaines de contrats qui permettaient de faire fonctionner les unités d’obstétrique et de pédiatrie cet été. Incroyable cynisme !

Pour y résister individuellement et collectivement, quel autre moyen que de se regrouper dans le syndicat qui revendique clairement le retour aux statuts d’avant 2009 et d’avant 1996, c’est à dire le retour à une médecine débarrassée de l’emprise dogmatique des ARS, des pôles, des enveloppes fermées pour revenir à un financement par la Sécurité sociale en fonction des besoins déterminés par les services.

La force du SNMH FO est d’aider à réaliser l’unité des médecins avec les représentants du personnel dans tous les hôpitaux pour stopper cette entreprise de destruction et commencer la reconstruction. Nous avons des propositions.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

MOBILE : 06 68 02 80 73

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