LES COLLEGUES DES URGENCES ONT RAISON !

Posté par snmh-fo le 18 avril 2023

PARIS 18/04/2023 

LES COLLEGUES DES URGENCES ONT RAISON ! 

En décembre 2021 aucun médecin de garde aux urgences pour tout le département de la Mayenne (3 sites) avait conduit à une mobilisation sans précédent des syndicats, des professionnels, des élus et de la population devant le ministère de la santé le 4 décembre 2021. Le ministre Olivier Véran n’avait alors même pas reçu la délégation départementale des hôpitaux de Laval, Château Gonthier et Nord Mayenne.

Il y a quelques semaines le service des urgences de Metz-Thionville est resté plusieurs heures sans aucun personnel avec des patients présents suite à une série d’arrêts de travail.

La semaine dernière, les équipes des urgences de Grenoble ont « transféré » des patients devant la cafétéria du rez-de-chaussée haut du CHU Michallon pour protester contre l’impossibilité d’hospitaliser les patients qui en ont besoin. Ils réclament des bras des lits pour l’hôpital.

Les directions, confrontées à la résistance des personnels, qui n’oublient pas les trente ans de politique acharnée de fermeture de lits, ne soutiennent aucune des revendications. Le projet est de continuer à fermer, aussi incroyable que cela puisse paraitre, par la mise en place d’un binôme médecin-directeur sensé appliqué les futures restrictions dessinées par la loi Rist ou le rapport Ville entre autres… Entre le marteau et l’enclume les directions tentent de rendre les équipes qui alertent, responsables de la situation et évoquent des sanctions en cas de participation à des manifestations ou des regroupements incluant parfois les malades.

Le discours officiel, relayé, répété, martelé par les directions d’ARS et les directions d’établissements est simple. Si désormais elles sont contraintes (ce qui n’était pas le cas il y a un an dans les conseils de surveillance) d’admettre ouvertement les mises en danger grave des patients, des personnels et les entraves parfois fatales à l’accès aux soins, elles affirment avec constance et zèle que tout ce qui peut être fait est fait, la pénurie de personnel serait incontournable, il faudrait donc faire avec cette situation de carence. Il n’y aurait pas d’autre issue que de réinventer un système de santé appuyé sur les seules ressources actuelles.

Dans ce mouvement, les directions tentent d’associer la communauté médicale et de la convaincre d’accepter l’inacceptable comme une potion amère mais nécessaire : maintien et amplification des fermetures de lits, hospitalisation des patients en lits supplémentaires dans les services, fermetures des services d’accueil des urgences, fermetures de nouvelles maternités, et maintenant annulation des admissions programmées en service de spécialités.

Nous soutenons à notre niveau toutes les actions de résistance et d’information à la population qui doivent déboucher sur un programme effectif de réouverture de lits. Les actions entreprises par les directions locales ne débouchent ni sur des recrutements pérennes ni sur des ouvertures de lits. La communication positive ne peut constituer une réponse acceptable pour les personnels et les malades.

Nous exigeons l’ouverture de négociations à tous les niveaux pour des embauches immédiates, pour obtenir des bras des lits pour l’hôpital.

Pour le SNMH FO Isère, Dr Claire Ara Somohano. Contact presse, 06 68 02 80 73

Ci-joint : compte rendu de la réunion avec la direction du CHU de Grenoble du 13 avril.

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