L’hôpital aurait tenu ?
Posté par snmh-fo le 8 février 2022
Paris le 4 février 2022
L’hôpital aurait tenu ?
Nous avons entendu plusieurs responsables politiques appuyés par quelques médecins ou directeurs médiatiques considérer que l’hôpital avait « assuré sa mission de service public » lors de la dernière période et qu’il « était encore debout ».
A l’inverse de nombreux délégués syndicaux de terrain ont pris la parole, dans la conférence du 1er février organisée par la Fédération des Services Publics et de Santé FO, et expliqué l’impéritie, le « chaos », la « destruction », « l’infamie » instaurés tant dans le secteur sanitaire que médico-social.
Le SNMH FO conscient de cette situation a, dans ses précédents communiqués, proposé un plan d’urgence avec des revendications précises (cf interventions du SNMH FO reproduites dans le bulletin).
Les questions concernant les lits, les services et les effectifs sont posées concrètement : comment recruter le personnel nécessaire ? Des solutions existent contrairement au radotage ministériel.
Nous demandons depuis des mois de réintégrer les plus de 3000 agents suspendus et les plus de 10 000 autres qui sont partis. Si on ne commence pas par-là, revendiquer 200 000 agents reste théorique.
La conférence fédérale du 1er février de notre Confédération est un point d’appui important pour inverser le rapport de force avec le pouvoir. Nous pourrions aboutir à la satisfaction des besoins en matière d’effectifs, de réouverture de lits et de services :
De nombreux collègues résistent un peu partout et restent attachés aux principes du service public, y compris dans les sphères les plus institutionnelles :
-Rappelons les prises de positions de la SFAR (Société Française d’Anesthésie et Réanimation), ou du Conseil National de l’Ordre des Médecins contre la discrimination des patients qui s’opposent ainsi à la doctrine étatique.
Le Pr Peyromaure chef de service à Cochin (APHP) : « par économie de personnel nous fermons la salle à la moindre absence. Le problème est structurel et ancien ».
Le Pr Alla du Haut Conseil de Santé Publique annonce qu’il en a démissionné parce que : « de fait nous nous sommes transformés en service après-vente de décisions déjà prises en amont »
Trop de malades ont été abandonnés dans tellement de filières de soins du fait de l’absence de recrutement, du fait du numerus clausus qui continue, du fait des fermetures du tiers du parc de lits entraînant l’explosion des SAU. Et de tant de collègues qui sont partis à cause du mépris dont ils sont victimes, qui ont démissionné, ou sont même parfois suspendus, souvent en déshérence totale.
Dire que l’hôpital a rempli son rôle relève de l’aveuglement, du mensonge à dessein ou de l’ineptie… Des responsabilités sont engagées ; pour notre part notre responsabilité est d’informer, de résister, de revendiquer et d’aider les collègues à s’organiser dans tout le pays.
Dans cet objectif nous tiendrons dix réunions avant la fin du mois de mars sur le thème : « COMMENT LES ARRÊTER ? » pour échanger, discuter, organiser notre résistance contre cette politique.
A Paris, Grenoble, Saint-Étienne, Laval, Tours, Briançon, Rouen, Metz, Digne, Bordeaux, Nantes, avec le SNMH FO organisons nous !
Contact : Dr Cyrille Venet
Secrétaire général SNMH FO
06 68 02 80 73
Version pdf. de ce communiqué
SNMH FO communiqué 4 février 2022



