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LEVEE DE LA SANCTION CONTRE LE Pr CHRISTIAN PERRONNE

Posté par snmh-fo le 18 décembre 2020

Paris le 18/12/20

L’AP-HP a annoncé ce jeudi 17 décembre avoir mis fin aux fonctions de chef de service du Professeur  Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Raymond Poincaré à Garches. Cette décision lui a été signifiée sans préambules  par M. Martin Hirsch le directeur général de l’AP-HP, lui reprochant d’avoir notamment affirmé que les malades du Covid représentaient une aubaine financière pour des médecins, « des propos considérés comme indignes de la fonction qu’il exerce ».

Le SNMH-FO est très inquiet de ce qui se passe, en ce moment,  au regard de questions aussi fondamentales que la liberté de pensée, la liberté d’expression. Et, particulièrement pour ce qui nous concerne, dans le domaine de la médecine, la liberté de prescrire et la liberté de la pensée médicale.

Il ne s’agit pas des discussions entre médecins sur les thérapeutiques possibles, les moyens à utiliser en matière de diagnostic, d’interprétation des données cliniques et biologiques pour soigner au mieux les malades. Elles ont toujours eu lieu. La médecine n’est pas une science exacte, mais un art. C’est surtout une pratique où les échanges et les confrontations des expériences individuelles des médecins sont essentiels. Dès lors, les médecins discutent, ne sont pas toujours d’accord entre eux, surtout quand il s’agit de maladies nouvelles et ne se sont jamais privés d’en parler.

Il peut arriver que ces discussions, normales, salutaires, prennent une tournure moins courtoise. Il peut même arriver qu’il y ait des outrances. Les différends concernant la confraternité peuvent toujours se régler par la conciliation. En outre, il y a toujours la possibilité, pour un médecin s’estimant diffamé d’en demander réparation à la justice.

Le SNMH-FO  n’a nullement l’intention d’entrer dans le débat sur les positions médicales des uns ou des autres.

Le SNMH-FO comme syndicat, totalement impliqué dans les fondements de sa Confédération, se situe sur le terrain de la défense des intérêts matériels et moraux de ses mandants, les médecins hospitaliers de tous  statuts, PH et hospitalo-universitaires.

  • Sur le terrain des intérêts matériels des médecins hospitaliers :

Le SNMH-FO qui le premier a alerté sur la question de la grille « pseudo revalorisée » appelle à la grève du 11 janvier avec le SNPHARE pour défendre ce statut de médecins hospitaliers dans toutes ses données dont l’excellence et l’indépendance font partie, ce qui justifie de ne pas accepter la nouvelle grille du Ségur. C’est ce qui motive l’ensemble du corps médical dans la mobilisation qui se prépare.

  • Sur le terrain des intérêts moraux des médecins hospitaliers

Les opinions et expressions sur les traitements médicaux relèvent de la liberté de penser et de s’exprimer. Aucune «  autorité » ne peut demander aux médecins de se plier à une « vérité officielle ».

Le SNMH constate que la motion adoptée par la CME de l’AP-HP contre le Professeur Christian Perronne  ne fait d’ailleurs aucune  allusion à ses positions médicales. Parfaitement consciente du tollé que soulèverait une accusation portée contre un médecin parce qu’il penserait différemment, la Commission Médicale de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, dans sa volonté  de faire taire toute opposition, se voit contrainte de chercher autre chose.

La CME de l’AP-HP déclare donc que «  De telles déclarations- attribuées au Pr Christian  Perronne sans les produire dans un document écrit-  « sont le terreau dont se nourrissent les internautes pour mener des campagnes d’insultes haineuses sur les cyber réseaux pouvant aller jusqu’à des menaces de mort mettant gravement en danger les personnes visées. »

Le président de la CME, Rémi Salomon a, d’ailleurs, indiqué que « Les propos de Perronne n’étaient pas en eux-mêmes injurieux à l’égard de notre collègue » mais «  ce sont des propos qui ont suscité sur les réseaux sociaux, des injures et des menaces de mort ».

Si on comprend bien, le professeur Perronne n’est pas sanctionné pour ce qu’il a dit mais pour l’usage qui peut en être fait ?

Si on comprend bien, peu importe ce qu’a dit le professeur Perronne. Ce qui compte, c’est ce que disent les réseaux sociaux ? Et l’accusation faite par la CME de l’AP-HP lors de sa séance du 1er décembre serait fondée sur cette nouvelle incrimination.

Le SNMH-FO n’accepte pas cette perversion du droit.

Force Ouvrière a été constituée pour la défense des droits démocratiques, la défense des droits acquis et la défense de la liberté d’expression. Notre ancien secrétaire, secrétaire confédéral Marc Blondel, qui avait refusé de se prononcer lors des élections présidentielles en 2002,  conformément aux traditions de Force Ouvrière héritées de la Charte d’Amiens, fut caricaturé en nazi.

Le SNMH-FO défendra quiconque est ou sera victime de la discipline des consciences.

Le SNMH-FO demande l’abandon des sanctions contre le Professeur Perronne ou tout autre médecin pour avoir défendu son point de vue médical.

Il appelle les médecins à visiter le site du SNMH FO et à rejoindre le syndicat.

 Contact : Dr Cyrille Venet,

Secrétaire général

06 68 02 80 73

snmh.fo@fosps.com

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URGENT: déclaration du SNMH FO

Posté par snmh-fo le 11 décembre 2020

Paris, le 11/12/2020

 

L’exercice de la médecine à l’hôpital comme en ville nécessite le respect de règles inscrites dans le code de déontologie médicale et le statut de praticien hospitalier qui protègent notre indépendance professionnelle et autorisent les médecins à débattre entre eux. La place publique n’est pas le bon endroit pour ce débat et détourne de leur rôle les instances médicales. L’instrumentalisation de ces instances à des fins politiques est encore plus condamnable.

La campagne dirigée contre notre collègue le Professeur Perronne constitue de ce point de vue une menace pour tous les médecins. La motion de la CME de l’AP-HP condamnant le Pr Perronne s’inscrit malheureusement dans cette campagne. Nous le déplorons.

Le SNMH FO n’a pas vocation à se prononcer sur les débats scientifiques légitimes concernant les stratégies thérapeutiques. Le syndicat regroupe des médecins hospitaliers de toutes opinions sur la seule base de la défense de leurs intérêts matériels et moraux. C’est pourquoi il ne peut pas accepter qu’un collègue PU-PH ou PH soit attaqué parce que, publiquement, il n’adhère pas à la ligne officielle, au consensus.

Y aurait-il bientôt une médecine d’état, une vérité d’état ? La présidence de la CME de l’AP-HP est-elle fondée avec sa demande en direction de Martin Hirsch (directeur de l’AP-HP) de saisine du conseil de l’ordre des Hauts de Seine à l’encontre du Professeur Perronne ?

Où est la confraternité ? Gare à celui qui n’adhère pas à la vérité officielle ?

Les attaques, menaces, cabales, contre Christian Perronne doivent s’arrêter. La procédure de retrait d’agrément pour l’enseignement en maladie infectieuses et tropicales doit cesser. La motion de la CME doit être abandonnée.

Le SNMH FO défendra tous les médecins dont l’indépendance professionnelle est attaquée et ceux qui, PH ou PU-PH et MCU-PH, sont attaqués dans leurs statuts de médecins hospitaliers ou d’universitaires-fonctionnaires d’Etat avec leurs devoirs et droits.

Le SNMH FO s’adresse à l’ensemble des organisations syndicales de médecins hospitaliers pour envisager une démarche commune contre cette chasse aux sorcières.

CONTACT : Dr Cyrille Venet

Secrétaire général SNMH FO

venet_cyrille@yahoo.fr

06 68 02 80 73

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Le gouvernement fait-il quelque chose pour améliorer la situation à l’hôpital ?

Posté par snmh-fo le 6 décembre 2020

Alors que la loi de financement de la Sécurité Sociale 2021 prévoit encore 4 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux, le nouveau décret de « reclassement » des PH apparait comme une insulte à la valeur de notre travail. Le mépris du gouvernement à l’égard des hospitaliers apparait au grand jour dans la manière d’établir cette grille.

Dans un contexte où les pertes de chances n’ont jamais été aussi importantes, où les déprogrammations en particulier en oncologie (sources BMJ) ont entrainé une diminution de 10% de la survie par mois de retard, où la fermeture de la moitié des lits de psychiatrie interdit la prise en charge de la file active et des très nombreuses complications psychiatriques liées à la « crise sanitaire », le gouvernement continue à tout faire pour que les malades ne viennent pas à l’hôpital.

Le premier ministre l’a annoncé : « le mieux si l’on veut aider l’hôpital c’est de ne pas tomber malade ». Quel cynisme encore une fois. Ce même cynisme conduit à la mise en place d’un forfait patient urgence. Les patients devront payer 18 euros lorsqu’ils viendront aux urgences, 8 euros s’ils sont en ALD alors que la totalité des frais médicaux devraient être pris en charge par la Sécurité Sociale.

Nous demandons des lits d’aval et des effectifs pour la permanence de soins, pas des mesures diminuant l’accès soins.

La valeur de notre travail est à l’aune de la valeur des soins prodigués aux malades. La valeur de nos actes doit être reconnue car c’est celle des vies humaines. Cette situation concerne tous les personnels toutes les catégories des secteurs de soins. La réaction d’indignation du corps médical face au Ségur est à son honneur. C’est la structure même de l’hôpital qui est en jeu.

Les médecins hospitaliers sont vent debout pour leur statut, vent debout pour les malades et le gouvernement doit rattraper immédiatement les 4 années d’ancienneté qu’il pensait voler.

Pour améliorer la situation il faudrait commencer par :

  • · Revalorisations conséquentes des salaires, pour garder les médecins et les personnels non médicaux à l’hôpital.
  • · Augmentations des postes, arrêt des fermetures de lits, réouverture des lits et des unités fermées.
  • · Abrogation des quotas d’entrée en études de médecine et paramédicales afin de permettre le recrutement de personnel nécessaire au maintien des services.
  • · Abrogation de l’Objectif National de Dépense d’Assurance Maladie (ONDAM). Retour à un financement du système de santé en fonction des besoins des patients et non en fonction d’une enveloppe financière déterminée à l’avance.
  • · Respect de l’indépendance professionnelle et du secret médical.
  • · Revalorisation immédiate des retraites et pensions des secteurs privés et publics.

 

 Pour le bureau national, le secrétaire général, Dr Cyrille Venet.

Contact 0668028073

Version PDF

Comment faire un recours gracieux contre le décret de reclassement des PH 1182-2020.

SUIVRE LE LIEN CI DESSOUS

RECOURS GRACIEUX EN PRATIQUE

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