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Déclenchement des plans blancs par manque de lits, 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires, ou bien réouverture des lits fermés et plans d’embauches et d’investissements massifs : le gouvernement choisit la politique du pire

Posté par snmh-fo le 9 octobre 2020

Déclaration de l’assemblée générale du SNMH FO du 09/10/2020

Déclenchement des plans blancs par manque de lits, 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires,

ou bien réouverture des lits fermés et plans d’embauches et d’investissements massifs :

le gouvernement choisit la politique du pire

« Au vu de la pression sur les lits de réanimation et d’hospitalisation conventionnelle, le Directeur général de l’ARS, Aurélien Rousseau a déclenché ce matin le plan blanc pour tous les établissements de santé d’Ile-de-France ». C’est ainsi que débute la note datée du 8 octobre 2020 pour annoncer le déclenchement du plan blanc dans un hôpital francilien.

La « pression » sur les lits d’hospitalisation qu’ils soient de réanimation ou d’hospitalisation conventionnelle ne dépend que de l’adéquation du nombre de lits avec le nombre de patients. Ainsi, si en mars, on aurait pu accorder au gouvernement l’excuse de s’être fait surprendre par l’ampleur de l’épidémie, aujourd’hui, il est difficile de dire qu’il n’est pas au courant des problèmes posés par le manque de lits. Or qu’a-t-il été fait depuis ? Les 3408 lits fermés en 2019 et les 4179 lits fermés en 2018 ont-ils été ré-ouverts ? Y-a-il eu un plan massif d’embauche dans les établissements hospitaliers ? Non. Aujourd’hui, ce n’est pas l’afflux des patients COVID qui oblige les hôpitaux à déprogrammer les interventions, à envisager de refuser les congés des personnels et les récupérations. C’est le maintien de ces politiques qui ont mis le système de santé à genoux en mars-avril.

Alors qu’on parle d’une 2e vague épidémique, le gouvernement a dévoilé un projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2021 à l’image des précédents, ceux-là mêmes qui ont rendu l’hôpital public exsangue. Avec la crise sanitaire, le coût de l’épidémie se chiffre à 15 milliards d’euros, soit une hausse de l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) de 7,6 % (tandis que le PLFSS 2020 prévoyait un ONDAM à 2,45 %). Le PLFSS 2021 fixe l’augmentation de l’ ONDAM à 3,5 %, soit 4 milliards d’euros d’économie demandées. Cette politique de restriction des dépenses, qui a été à l’origine de l’incapacité de notre système de santé à faire face à la crise tout au long des mois de mars et avril, continue.

Ce n’est pas en faisant des milliards d’euros d’économie sur les hôpitaux que les besoins des malades seront satisfaits. C’est en ré-ouvrant tous les lits fermés depuis des années, en embauchant le personnel pour les faire fonctionner, en supprimant l’ONDAM pour établir des budgets s’appuyant sur les besoins des malades.

La crise démographique médicale, qui sert à justifier nombre de fermetures de structures (services et même hôpitaux entiers), pourrait se résoudre en titularisant, bien sûr après examen validant les connaissances et le niveau, les médecins étrangers sur lesquels s’appuient nombre d’établissements.  Nous refusons tout quota d’entrée aux fonctions et études médicales et paramédicales.

Le SNMH FO a soutenu et soutiendra toutes les actions comme celles du mois de décembre 2019 et juin 2020 qui ont obligé le gouvernement à concéder des augmentations significatives des salaires (183 euros, parfois plus de 10% d’augmentation) pour les personnels non médicaux de la fonction publique hospitalière, ou comme celles des urgences de Beaujon de l’AP-HP qui a obtenu plus de 10 ETP de soignants paramédicaux pour les urgences. Il continue à revendiquer pour les médecins de tous statuts une augmentation significative des grilles des salaires, la revalorisation des gardes et astreintes, du travail de nuit, l’intégration des samedis matin dans la permanence des soins.

M. Macron ose dire au personnel qui lui réclame de quoi travailler correctement qu’«  il ne s’agit pas d’une question de moyens mais d’organisation ».

C’est le même discours depuis 30 ans.

Heureusement les personnels soignants n’ont attendu ni les ARS ni M. Macron pour s’organiser au mieux face à la COVID.

Le SNMH FO revendique :

  • Embauche de personnels hospitaliers en nombre suffisant,
  • Plans d’investissements pour les hôpitaux
  • Réouverture définitive des lits fermés et ouvertures à hauteur des besoins
  • Augmentation des salaires pour tous les médecins hospitaliers
  • Titularisation des médecins à statut précaire
  • Abrogation de l’ONDAM, et de tout système d’enveloppe budgétaire fermée.
  • Suppression de tout quota d’entrée aux fonctions et études médicales et paramédicales, suppression réelle du numerus clausus.

Le SNMH FO appelle les médecins à se syndiquer, s’organiser pour que collectivement nous puissions faire obstacle aux politiques de destruction de l’hôpital.

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Contact:

Cyrille Venet

Secrétaire général adjoint

snmh.fo@fosps.com

Publié dans Communiqués Nationaux SNMH-FO | Commentaires fermés

Le SNMH FO informe: des syndicats de médecins demandent la levée du plan blanc

Posté par snmh-fo le 1 octobre 2020

 

Le SNMH FO signataire de cet appel tient à informer l’ensemble des médecins hospitaliers de l’initiative des collègues de l’Isère concernant le plan blanc dans ce secteur car ce qu’ils disent n’est pas spécifique à la région grenobloise mais concerne tous les médecins hospitaliers.

 

LEVEE IMMEDIATE DU PLAN BLANC TERRITORIAL

Dans une note du lundi 28 septembre intitulée : « activation plan blanc territoire Sud Isère » la direction générale du CHU entraînant avec elle les directions de tous les établissements publics et privés de l’agglomération grenobloise prétend activer un plan blanc territorial.
De notre point de vue de médecins hospitaliers cela pose trois problèmes :

  • le premier est l’inefficacité des mesures en réponse aux besoins de soins de base ou d’afflux massif de patients qui nécessiteraient des moyens humains et matériels supplémentaires alors même que ces moyens diminuent sur le terrain.
  • deuxièmement cette ambition de fusionner tous les établissements en dehors de tout statut légal et de tout cadre légal est une dérive pour les conditions d’exercice des médecins et pour la protection statutaire des personnels non médicaux contrairement à ce qui est invoqué dans le texte du 28 septembre. Ce plan risque de déstabiliser ce qui fonctionne encore en particulier pour les filières des pathologies non infectieuses.
  • enfin l’absence de critères chiffrés et d’objectifs de sortie de crise et le côté arbitraire de cette décision risque de mettre à mal la confiance nécessaire à la coordination des différents secteurs.

En effet les médecins et les hospitaliers en collaboration avec le secteur privé et la médecine de ville ont fait la preuve de leur capacité à se mobiliser pour répondre aux besoins avec les organisations professionnelles habituelles sans recourir à ce chèque en blanc administratif qui pourrait s’inscrire dans la durée ! En conséquence les organisations syndicales signataires appellent à lever ce plan blanc chronique.

 

AMUF                     SNMH FO                    SNPHAR-e

Contacts : secretariat@amuf.fr, snmh.fo@fosps.com, contact presse 0668028073 ou 0681923142 SNPHARE avenue Parmentier – 75011 Paris

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