Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Posté par snmh-fo le 8 mars 2019

Paris, vendredi 8 mars 2019

 

Reforme du statut ou fin du statut de PH ?

Actuellement, la situation des hôpitaux est critique. Les points de ruptures ont déjà étés franchis à plusieurs reprises: patients oubliés aux urgences, perte d’un bébé après la fermeture de la maternité de Die, accouchements dans des voitures ou aux urgences d’hôpitaux dont la maternité a été fermée. Certains services ont vu leurs médecins fuir les conditions d’exercice qui leur étaient imposées et se retrouvent sans médecins. Pour « pallier », on demande aux spécialistes des autres services de passer, pour voir quelques malades chacun, moyennant une prime, ou on fait appel à des intérimaires. Ceci n’est pas une situation anodine mais l’avenir prévu des hôpitaux. C’est pour mieux faire passer cela que le gouvernement a besoin de réformer le statut de praticien hospitalier. Pourquoi réformer le statut ? Comme l’indique le ministère, il s’agit de s’adapter aux besoins de recrutement. Mais en quoi le statut actuel est-il un problème ? Actuellement, le statut de PH permet de recruter des médecins affectés à un établissement, un service, pour prendre en charge des malades hospitalisés, assurer des consultations hospitalières, participer à l’élaboration des projets médicaux des établissements. Les hôpitaux que veulent mettre en place le gouvernement n’ont pas besoin de ce type de médecins. Il a besoin de « renforcer les collaborations ville-hôpital » en élaborant des fonctions de médecin territorial, sous contrat, probablement avec un salaire peut être attractif au début.

Quelles missions auront ces médecins contractuels, si ce n’est d’adapter la pratique médicale aux conditions qui leur seront imposées ?

 Cette réforme du statut est à mettre en lien avec la réforme des autorisations, qui devrait transformer nombre de centres hospitaliers en hôpitaux de proximité (l’objectif du gouvernement étant de ne conserver que les hôpitaux supports de GHT comme centres hospitaliers). Les médecins salariés « territoriaux » travailleraient aussi bien en ambulatoire et dans ces hôpitaux, ou dans des dispensaires. À faire les bouches trous, éventuellement avec la télémédecine pour assurer l’ensemble de leurs taches, ils ne pourraient assurer les fonctions du PH en s’occupant des malades hospitalisés sous leur responsabilité. Ils iraient, comme les médecins le font pour les EHPAD donner leur avis en fonction de protocoles établis avant de devoir repartir. On comprend mieux comment les services de soins n’ont plus vocation à continuer à exister.

C’est d’ailleurs aussi la raison de la « diversification » des profils des médecins hospitaliers voulue dans la réforme des études de médecine.

Les plus grands dangers pour les services, les médecins et les malades sont en cours d’élaborations dans les bureaux feutrés du ministère.

Le SNMH FO se battra avec les collègues pour le maintien du concours et du statut de praticien hospitalier.

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