Loi de santé : en ville comme à l’hôpital, les malades ne pourront plus se soigner.
Posté par snmh-fo le 10 novembre 2015
09/11/15
Loi de santé : en ville comme à l’hôpital, les malades ne pourront plus se soigner.
Médecins libéraux comme hospitaliers, nous avons les mêmes préoccupations : pouvoir soigner nos malades.
Les médecins libéraux, avec tous leurs syndicats appellent à une journée « santé morte » le vendredi 13 novembre.
Ils exigent comme le 15 mars dernier le retrait de la loi de santé de Marisol Touraine.
Ils veulent continuer à soigner les patients sans avoir à leur demander de quelle assurance complémentaire ils dépendent. Ils dénoncent un système qui leur imposerait de rendre compte à ces assurances des traitements instaurés, ils défendent le libre choix du médecin par le malade contre la mise en place des réseaux de soins qui verront mutuelles et assurances imposer au patient la liste des généralistes et spécialistes qu’ils agréent. Ils déplorent la remise en cause du secret médical. Ils s’inquiètent d’une nouvelle baisse des taux de remboursements par la sécurité sociale, qui impliquera l’augmentation des cotisations des assurances complémentaires en proportion, aggravant les difficultés financières des patients et de leur médecin traitant .
Cela ne permet en rien d’améliorer l’accès aux soins!
La loi de santé prévoit pour les hôpitaux un « virage ambulatoire » qui se caractérise par la fermeture des lits d’hospitalisation conventionnelle à marche forcée. Alors que les services d’urgences débordent, et qu’aujourd’hui on ne sait pas où hospitaliser nos malades, ce sont encore des milliers de lits qui devraient fermer. La loi entend instaurer les Groupements Hospitaliers de Territoires qui ne servent qu’à une chose : mutualiser pour fermer des lits et réduire encore les effectifs. Avec moins de personnel dans les hôpitaux, moins de médecins, comment le gouvernement entend-il résoudre les problèmes des déserts médicaux ? Est-ce en vidant ou fermant les petits hôpitaux que la ministre compte résoudre les problèmes des déserts médicaux ? Est-ce en cassant le statut des praticiens hospitaliers comme le prévoit un récent plan “d’attractivité de l’exercice médical à l’hôpital” les obligeant de fait à aller exercer sur un « territoire » ou sur un “pool régional” plutôt que sur un hôpital ? Car c’est ce que prévoit ce rapport. Ce sont les “équipes territoriales” qui ne sont qu’une mutualisation des moyens: tel cardiologue d’un hôpital ira faire les coronarographies dans un autre, permettant la fermeture d’un centre sur les deux…
Le gouvernement prétend qu’il s’agit d’un progrès? Personne n’est dupe!
Ce sont les malades, les médecins et les soignants qui en feront les frais!
Tout ceci n’a qu’un objectif : la réduction de 10 milliards d’euros des dépenses d’assurance maladie et de 3 milliards des dépenses hospitalières.
Médecins libéraux et médecins hospitaliers : tous unis contre la loi de Santé de Marisol Touraine !
Nous sommes avec les médecins libéraux pour défendre le système de santé français !
Nous voulons pouvoir soigner nos malades !
RETRAIT DU PROJET DE LOI DE SANTE !
SYNDICAT NATIONAL DES MEDECINS HOSPITALIERS
SNMH – FORCE OUVRIERE
153-155 rue de Rome 75017 PARIS
snmh.fo@fosps.com




Appel du 13 novembre
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