Pacte de responsabilité …

Posté par snmh-fo le 23 mai 2014

Pacte de responsabilité : Comment croire qu’avec 10 milliards d’euros en moins

dans les caisses de l’assurance maladie, les hôpitaux pourraient  aller mieux ?

    De partout, les déclinaisons de la politique dictée par le gouvernement entrainent des fermetures de lits, des problèmes d’effectifs médicaux ou paramédicaux, des fermetures de services, des regroupements d’hôpitaux. Partout où les services sont maintenus, il est dit « votre activité ne justifie pas le maintien de vos moyens de fonctionnement », alors des postes de secrétaires, d’infirmières, de médecins, ou des lignes de gardes sont supprimés ou “gelés”.

A l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, la politique de fermeture des lits se fait avec une violence inouïe y compris envers le corps médical.

    La fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris a entrainé cet hiver une surcharge des autres services d’urgences, telle qu’une patiente est décédée dans la salle d’attente des urgences de l’Hôpital Cochin sans que personne ne s’en aperçoive. Les lits d’hospitalisation sont tous menacés : 800 à 1 000 lits d’hospitalisation sont considérés comme étant en trop, à fermer selon un rapport récemment présenté à la CME de l’AP-HP. Alors tous les moyens sont bons. Ici on invoque la “sécurité des patients” pour fermer d’urgence l’unité d’onco-pédiatrie de l’Hôpital Raymond Poincaré de Garches, alors que cette unité fonctionne depuis plus de 6 ans. Là on invoque la nécessité de faire un “projet d’accueil post urgences” pour fermer des lits d’hospitalisation complète, comme en médecine interne, à l’Hôpital Saint Louis de Paris.

Sous prétexte de “modernisation”, “d’adapter l’offre aux besoins”, il n’est question que de regrouper les services, de fermer des lits et des hôpitaux entiers.

A Briançon, l’ARS a décidé la fermeture de la Réanimation alors que ce service se situe à plus de 2 heures de route des services les plus proches. A Poitiers, une unité de soins continus pédiatriques a été fermée faute d’effectif médical. A Saint-Egrève, médecins et personnels se battent depuis des mois pour obtenir les moyens nécessaires pour soigner les patients. A Voiron, le laboratoire de biologie est menacé de fusion avec celui de Grenoble, avec réduction de personnel à la clé.

Tout cela se fait contre l’intérêt des patients, malgré les belles présentations qui pourraient nous en être faites.

C’est au nom de la réduction des dépenses publiques que tout cela est fait.

Ceci obéit à la volonté d’exonérer le patronat de certaines cotisations dues à la sécurité sociale.

Le SNMH FO l’a dit et le répète : médecins, notre rôle est d’être aux côtés de nos malades, et de dire ce dont ils ont besoin, pas de mettre notre science au service de ceux qui veulent liquider le système de santé français pour permettre les exonérations de cotisations sociales.

 

Le pacte de responsabilité appliqué aux hôpitaux et contre lequel le SNMH FO se bat et se battra, c’est cela :

  • La fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu. Le SNMH-FO dit : ré-ouverture des urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris !

  • La fermeture des lits de l’unité d’onco-pédiatrie de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches. Le SNMH FO dit : maintien des lits !

  • la fermeture des lits de médecine interne de l’Hôpital Saint-Louis de Paris. Le SNMH FO dit : maintien des lits !

  • La fermeture de la réanimation du CH de Briançon. Le SNMH-FO dit : maintien de la réanimation !

  • La suppression du laboratoire de Biologie du CH de Voiron et de l’activité de chirurgie. Le SNMH-FO dit : maintien du laboratoire et de l’activité de chirurgie !

 

Le SNMH-FO est disponible auprès des collègues pour la défense de leurs revendications.

Fait à Paris le 16 mai 2014

fichier pdf Com.pacte austérité 16-5-14

 

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Le jeudi 15 mai 2014 : Grève et manifestations contre le plan d’austérité

Posté par snmh-fo le 8 mai 2014

        Le gouvernement de Manuel VALLS a confirmé et précisé un super plan d’austérité : 50 milliards de réduction des dépenses publiques sur 2015 – 2017 pour financer le « pacte de responsabilité » de 30 milliards « d’allègements de charges » aux entreprises et réduire les déficits publics. « Il s’agit d’un effort exigeant et d’une ampleur inédite, qui permettra de poursuivre la réduction des déficits » dixit le chef du gouvernement. Cette cure d’austérité se répartit entre l’État 18 Md €, les collectivités territoriales 11 Md €, la protection sociale 11 Md€ et l’Assurance maladie 10 Md €.

Ainsi, le taux de croissance de l’Objectif national des dépenses d’Assurance maladie (l’Ondam) en 2015-2017 « sera de 2% par an en moyenne ». Pour mémoire, en 2014 l’Ondam progresse de 2,4 % ; c’est déjà insuffisant et cela provoque l’asphyxie budgétaire des hôpitaux.

Officiellement, cet effort d’économies porte sur trois axes : améliorer le parcours de soins (chirurgie ambulatoire, retour à domicile après hospitalisation, suivi des personnes âgées en perte d’autonomie…), réduire les dépenses de médicaments (plus grand recours aux génériques, prix calqués sur l’innovation thérapeutique…) et agir sur la pertinence des soins (actes inutiles ou évitables).

Mais ce que ne dit pas le Gouvernement et la Ministre,

c’est que dans les faits cela va réduire les budgets des hôpitaux.

Conséquence ?

  • une nouvelle vague de plans de retour à l’équilibre par une multiplication des déficits,

  • des suppressions de postes avec une nouvelle dégradation des conditions de travail et d’exercice professionnel,

  • des fermetures de services et réductions de l’offre de soins,

  • une accélération des restructurations,

 

Comme médecins, nous ne saurions participer à cette entreprise de démantèlement.

Notre rôle est d’être aux côtés de nos malades, et de dire ce dont ils ont besoin, pas de mettre notre science au service de ceux qui veulent liquider le système de santé français pour permettre les exonérations de cotisations sociales.

 

C’est pourquoi le SNMH FO sera aux côtés de la fédération FO Services Public et Santé, aux côtés des fonctionnaires et du personnel, contre le plan d’austérité le 15 mai,  pour exiger du gouvernement l’arrêt de cette politique suicidaire et réaffirmer leurs revendications :

  • Retrait du pacte de responsabilité et l’annulation des coupes budgétaires de 50 milliards sur les dépenses publiques.

  • Abrogation de la loi « HPST » (Hôpital Patient Santé Territoire).

  • Levée du numérus clausus

  • Effacement de la dette des hôpitaux.

  • Arrêt des suppressions de postes et créations des emplois statutaires nécessaires.

  • Respect des droits et statuts des médecins et personnels.

fichier pdf Appel pour le 15 MAI 2014

 

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CH Briançon Communiqué SNMH.FO – AMUF

Posté par snmh-fo le 8 mai 2014

Briançon, le 23 avril 2014

 

Les médecins de tous les services du centre hospitalier de Briançon réunis en assemblée générale ce 22 avril 2014 ont adopté à la suite de l’assemblée générale des personnels la motion commune(ci-dessous) votée à l’unanimité :

-        Le maintien du service de réanimation avec l’ensemble de ses moyens.

-        Le maintien de tous les services, toutes les spécialités et tous les lits.

-        Le maintien de tous les emplois médicaux et non médicaux ainsi que ceux des services techniques et administratifs.

-        Le maintien de la totalité du plateau médico technique (salle de bloc opératoire, stérilisation, pharmacie, imagerie, laboratoire…).

-        Le maintien de tous les contractuels.

-        Le maintien de toutes les lignes de gardes et astreintes médicales et paramédicales.

 

Les médecins du centre hospitalier soutenus par leurs organisations syndicales attirent l’attention des pouvoirs publics et en particulier de l’ARS et du ministère sur le danger absolu pour les patients si ce maintien n’était pas obtenu. Aucun pacte de solidarité ou de compétitivité ne peut justifier d’abandonner les malades. Certains patients du briançonnais sont déjà  obligés d’aller à Gap (3 à 4heures de route aller/retour) pour se faire soigner. Les patients les plus fragiles devant recourir à des chimiothérapies ou à des  dialyses 3 fois par semaine, les personnes âgées,  les insuffisants cardiaques …sont touchés.

Certains directeurs d’ARH ont osé dire que ceux qui ont fait le choix de vivre à Briançon doivent en assumer le risque sanitaire.

Ceci est inacceptable pour les médecins comme pour les malades.

Si le service de réanimation était déclassé et compte tenu de l’éloignement des centres de recours, ce sont des morts que l’ARS et le ministère auront sur la conscience.

Un appel a été lancé par l’assemblée générale des médecins à la solidarité et au combat spécifique pour le maintien de la réanimation menacée à très court terme.

Tous les médecins réanimateurs ou  anesthésiste réanimateurs qui  auraient des possibilités sont invités à se mettre en contact avec les médecins de Briançon pour renforcer l’équipe médicale même de manière ponctuelle dès les prochaines semaines.

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