Nos voeux de résistance

Posté par snmh-fo le 12 janvier 2018

L’année 2018 commence avec une crise majeure des hôpitaux et de la médecine. Une fois de plus on observe partout des urgences surchargées avec une attente interminable, des pertes de chances pour les patients aux urgences ou dans les services de soins. La situation n’est pas bien meilleure pour les soignants, qu’ils soient médecins ou paramédicaux, amenés à courir partout et passer des heures à chercher des lits d’hospitalisation.

Or dans ce contexte, les hôpitaux vont subir le plus grand plan social que la France ait connu. L’exercice 2018 sera celui d’une restriction budgétaire historique. Du fait des multiples Contrats de Retour à l’Equilibre Financier (CREF) les hôpitaux vont perdre des milliers d’emplois de personnels médicaux et paramédicaux.

Les patients seront encore et toujours « mal-traités »…

Nous souhaitons pour cette nouvelle année que ce scénario en cours ne se réalise pas.

Tout ceci semble bien huilé : s’appuyant sur une crise sans précédent dans les hôpitaux, madame la ministre Agnès Buzyn prétend sauver le système en réformant la tarification à l’activité (T2A)… S’agit il de redonner aux hôpitaux les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement ? Non! Il n’y a rien a attendre du financement au parcours de soins avec un ONDAM qui ne sera pas supprimé, voire encore diminué. Le nouveau financement des hôpitaux risque d’atomiser le système hospitalier.

 

Mais comme le dit la collégiale des chefs de pôle de l’APHP en réponse à une lettre de son Directeur Général Mr Martin Hirsch demandant leur aide pour appliquer une nouvelle restriction budgétaire : « (la collégiale).. ne participera pas à des mesures d’économies réparties selon des critères que nous contestons (…) Voilà plusieurs années qu’au nom de l’efficience des mesures reposant sur une simple équation administrative nous sont imposées. Comme nous l’avions présagé, ces méthodes n’auront abouti qu’à susciter de nouvelles économies confirmant leur inefficacité. »

 

Mais comme le disent 1000 médecins hospitaliers dans une lettre ouverte à la ministre envoyée en septembre dernier et restée à ce jour sans réponse:

«  Nous vivons un plan triennal d’économies (2015-2017) avec des réductions de moyens rebaptisées souvent « restructurations », « amélioration de l’efficience », « virage ambulatoire »…, dont les conséquences sont fermetures de lits par centaines, retard de prises en charge, embouteillage aux urgences, prise de risque, abandon thérapeutique, impossibilité de faire hospitaliser les patients les plus fragiles… (…)

Il est impératif et urgent que la politique hospitalière redonne un pouvoir de décision aux praticiens de terrain qui soignent les patients. Pour cela les commissions médicales d’établissement doivent retrouver leurs prérogatives exécutives et décisionnelles. Les établissements doivent retrouver une organisation en service par spécialité et non par pôle. (…)

Madame la Ministre, nous constatons que vous vous inscrivez dans la continuité de votre prédécesseur en accélérant les GHT donc les fermetures de structures et en annonçant un taux directeur à 2.1 qui oblige les établissements de santé à supprimer de nouveaux postes de dépenses. Avec un taux à 2.6, les établissements sont déjà en difficulté ; un taux à 2.1 annonce donc une aggravation de la situation comme l’expliquent de nombreux directeurs d’hôpitaux. »

Mais comme le disent les huit fédérations de personnels hospitaliers, la situation dans les EHPAD est devenue insoutenable. Elles appellent en intersyndicale à l’initiative de FO à une grève générale dans les EHPAD le 30 janvier prochain pour obtenir des financements leur permettant de prendre en charge les personnes âgées avec la dignité qu’elles méritent.

Nous souhaitons pour 2018 que les hôpitaux retrouvent les moyens budgétaires nécessaires pour soigner les patients correctement, dignement.

Le SNMH FO sait que des vœux ne suffiront pas.

La résistance des médecins et du personnel doit s’amplifier. Nos vœux sont ceux de la résistance. Résistance à la dégradation du système de santé, unité des médecins et du personnel soignant pour défendre notre conception de la santé publique.

 

Pour une meilleure année 2018, adhérez au SNMH FO

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Communiqué Fédération FO Services Publics et Santé Grève du 16 Novembre

Posté par snmh-fo le 14 novembre 2017

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Les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires

Posté par snmh-fo le 9 octobre 2017

 

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  Les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires dans Communiqués Nationaux SNMH-FO    

 dans Communiqués Nationaux SNMH-FO

  

 

Communiqué du 9 octobre 2017

Les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires

 

Le Syndicat National des Médecins Hospitaliers-FO (SNMH FO), la Confédération des Praticiens des Hôpitaux (CPH), Avenir Hospitalier, l’AMUF, et la CGT santé-sociaux appellent ensemble tous les personnels médicaux et pharmaceutiques à rejoindre le mouvement de grève et manifestations le 10 octobre 2017. Un préavis de grève couvrant l’ensemble des praticiens a été déposé par FO, CGT, CPH et Avenir hospitalier.

 

Le personnel de la fonction publique se mobilise entre autre pour mettre fin à la politique d’austérité dans le secteur public, contre le gel du point d’indice, contre l’augmentation de 1,7 points la CSG.

 

Depuis des années, la politique de réduction des dépenses publiques entraîne une baisse de notre pouvoir d’achat qui ne cesse de se dégrader. Les personnels médicaux hospitaliers sont également victimes de cette politique d’austérité. Indirectement par les difficultés de fonctionnement de l’hôpital et directement sur nos conditions de travail et notre pouvoir d’achat.

 

En ne revalorisant pas le point d’indice, le gouvernement gèle de la même façon les émoluments des praticiens hospitaliers.

 

L’augmentation de la CSG est un nouveau coup contre la sécurité sociale et entraînerait une nouvelle diminution du pouvoir d’achat de tous les praticiens.

 

L’indemnisation des jours de CET ne participent plus à la cotisation IRCANTEC et diminue nos retraites dès maintenant.

Le 10 Octobre, nous serons en grève et manifestation :

  • Contre l’augmentation de la CSG, au détriment de la sécurité sociale
  • Contre le gel du point d’indice bloquant l’évolution de nos traitements
  • Contre le rétablissement du jour de carence
  • Pour la participation des jours travaillés et épargnés sur le CET aux cotisations IRCANTEC
  • Pour le maintien des personnels médicaux et paramédicaux dans les services
  • Pour le maintien des postes, des services hospitaliers
  • Pour que les établissement de santé, les médecins, les personnels non médicaux, ne soient plus pressurés au détriment de notre santé et de la qualité de la prise en charge des malades.

Pour ces raisons, les personnels médicaux hospitaliers se joignent aux fonctionnaires le 10 octobre !

Lien vers PDF

 

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Lettre ouverte à Mme Buzyn. Déjà plus de 600 signataires.

Posté par snmh-fo le 5 octobre 2017

La lettre ouverte à Mme Buzyn  (lien) rencontre un large écho parmi les médecins hospitaliers dans toute la France.

Ci jointe la liste des 602 premiers signataires au 05/10 à 16h.

L’adresse mail pour co-signer la lettre ouverte: lettreouverteammebuzyn@gmail.com

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Lettre ouverte à mme Buzyn: un cri d’alarme de plus de 400 médecins hospitaliers

Posté par snmh-fo le 21 septembre 2017

LETTRE OUVERTE DE MÉDECINS HOSPITALIERS À MADAME LA MINISTRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTÉ
Le 18 septembre 2017

Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, 14, Avenue Duquesne, 75350 Paris 07 SP
Copies à : Directeur ARS ARA, Directeurs Départementaux Santé.

Madame la Ministre,

Nous, médecins hospitaliers et syndicats de médecins hospitaliers, tenons :

•    à vous alerter sur la dégradation du service public hospitalier,

•    à témoigner des difficultés croissantes rencontrées par ses usagers, nos patients, pour y accéder et y être soignés dans des conditions suffisamment bonnes,

•    à dénoncer et détailler ici les grandes difficultés que nous rencontrons, comme les autres professionnels de santé, pour exercer notre métier, en raison de la politique de santé en cours depuis plusieurs années et du « management » qui en découle.
Alors que le ministère de la Santé affirme se préoccuper de « soigner ceux qui nous soignent », fait de l’attractivité médicale pour l’hôpital public un de ses enjeux, et qu’un rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales se penche sur les conditions de travail des médecins à l’hôpital : 

  •      Nous vivons un plan triennal d’économies (2015-2017) avec des réductions de moyens rebaptisées souvent « restructurations », « amélioration de l’efficience », « virage ambulatoire »…, dont les conséquences sont fermetures de lits par centaines, retard de prises en charge, embouteillage aux urgences, prise de risque, abandon thérapeutique, impossibilité de faire hospitaliser les patients les plus fragiles… 
  • Nous vivons un management destructeur et contre-productif qui met à mal tous les personnels y compris les médecins hospitaliers. Les nombreux témoignages à ce sujet, recueillis notamment par l’association Jean-Louis Mégnien et les syndicats, vont tous dans le même sens.

De nombreux collègues sont maltraités par leurs directions et un nombre significatif se retrouvent en arrêt de travail pour burn-out. Il ne s’agit pas là de défaillances individuelles.
Nous subissons les effets conjugués des dernières lois sur l’hôpital (Loi du 21 juillet 2009 Hôpital Patient Santé Territoire, Loi du 26 janvier 2016 de Modernisation du système de santé avec ses GHT…) et d’une politique générale de destruction des services publics.

Les médecins hospitaliers et les personnels non médicaux refusent de cautionner ces politiques de dégradation du service public hospitalier et refusent de continuer à subir ce management destructeur (y compris d’ailleurs pour ceux qui l’appliquent).
Nous restons attachés au principe fondateur de notre sécurité sociale solidaire : cotiser à proportion de ses moyens et recevoir des soins selon ses besoins.
Il est impératif et urgent que la politique hospitalière redonne un pouvoir de décision aux praticiens de terrain qui soignent les patients. Pour cela les commissions médicales d’établissement doivent retrouver leurs prérogatives exécutives et décisionnelles. Les établissements doivent retrouver une organisation en service par spécialité et non par pôle.
La pénurie médicale organisée de longue date est là, dans tous les secteurs, et rien n’est fait pour l’enrayer.
Or, Madame la Ministre, nous constatons que vous vous inscrivez dans la continuité de votre prédécesseur en accélérant les GHT donc les fermetures de structures et en annonçant un taux directeur à 2.1 qui oblige les établissements de santé à supprimer de nouveaux postes de dépense. Avec un taux à 2.6, les établissements sont déjà en difficulté ; un taux à 2.1 annonce donc une aggravation de la situation comme l’expliquent de nombreux directeurs d’hôpitaux.

Même la Fédération Hospitalière de France réclame un moratoire sur ce taux directeur.
L’heure est grave et les conséquences sur la santé publique sont imputables à ces modes d’organisation. C’est pourquoi nous demandons à vous rencontrer dans les plus brefs délais.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de nos salutations respectueuses.

 

Lettre ouverte à Mme Buzyn

 

Reportage France 3 

 

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